Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Genre Jeunesse

angleterreEditions Ecole des Loisirs/Medium, Jeunesse
Publication : 1 septembre 2005 (VF)
144 pages _ 9,70 €

 

4èmede couverture : « Trois semaines en Angleterre pour apprendre l’anglais, la clé du monde moderne : un programme enthousiasmant pour l’été !

Je ne veux pas y aller.

Je déteste le monde moderne. Je cherche les clés du monde ancien.

J’y vais quand même, parce qu’on ne me demande pas mon avis. Là-bas m’attend la famille Baker. J’ai peur des lunettes de la mère, des gros seins de la fille, des mains du père, du temps qui ne passe plus.

Je suis en exil. Je dessine les Baker dans mon journal. Puis j’y colle des souvenirs : des poils de chat torturé, un haricot blanc cuit. J’écris à ma sœur des lettres qui restent sans réponse.

Les autres filles disent de moi : Elle est pas formée. Elle est trop jeune. Elle fait la tronche. C’est une sorcière. Elles gloussent en regardant les garçons. Elles emploient des mots que je ne comprends pas. Que je comprends trop.

Je veux les comprendre. »

 

Mon avis : Après la soudaine demande de ce livre au boulot par des élèves au cours de cette année scolaire qui vient de s’achever, je me suis promis de le lire à mon tour. Histoire de ne pas mourir bête et surtout pour satisfaire ma curiosité car je ne l’avais encore jamais vendu jusqu’à présent. Ca me permet aussi de découvrir quel sujet les professeurs étudie en classe. Mon verdict : j’ai pas compris le thème. C’est grave docteur ?

            Pour faire simple, un beau jour, on déboule dans la vie d’Adélaïde, auto proclamé Anastasie, dans un face à face avec ses parents qui décident de l’envoyer en Angleterre – sans demander son avis. Le chapitre d’après, nous voici dans le bus, prêt à débarquer. Vive le dépaysement ! Ensuite, rapidement, on fait un petit tour de la famille d’accueil, des autres jeunes qui font parti du voyage, ceux avec qui elle se lie un temps soit peu d’amitié et les autres et les visites. Le tout, saupoudré de pensées d’Anastasie, qui passe son temps à penser à sa maison et sa sœur Charlotte – alias Javotte.

            Autant dire que tout fut assez brouillon pour moi. Tout ce que j’ai ressenti c’est que notre jeune héroïne se sentait comme une sans famille en Angleterre, rejetait par les siens, sans domicile fixe. Revenant sur des passages de son enfance où il est souvent question de relation père-fille houleuse. Ce que celui-ci a pu lui dire comme paroles blessantes. Sa difficulté à s’intégrer avec les autres tout simplement parce qu’elle ne possède pas les mêmes centres d’intérêt. Sauf qu’en lisant cette histoire, je n’avais pas l’impression de lire la vie de tous les jours d’Adélaïde mais les souvenirs de voyage d’une enfant qui fut pendant une époque en conflit avec elle-même et avec sa famille. Les mots de l’auteur, une espèce de biographique qui lui permettrait enfin de montrer les calvaires que lui a fait vivre sa famille sans jamais avoir trouvé les mots pour le dire.

            D’où peut-être le fait que ce livre ne possède pas vraiment de fin, de dénouement. Et qui expliquerait en même temps pourquoi je n’ai pas compris la problématique du début…

Commenter cet article