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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Genre Jeunesse

Avalon HighEditions Le Livre de Poche Jeunesse, Romance
Publication : 3 juillet 2007 (VO), 3 janvier 2008 (VF) _ Réédition : 20 juillet 2011
384 pages _ 5,50 €

 

4ème de couverture : « Moi, Ellie, je crois que je suis tombée amoureuse de Will, le capitaine de l’équipe de football du lycée. J’ai l’impression de le connaître depuis toujours. D’ailleurs, Will aussi est persuadé de m’avoir déjà vue ! Quoi qu’il en soit, pas la peine de rêver, parce qu’il a déjà une petite amie. Laquelle petite amie semble très proche de Lance, le meilleur ami de Will… Quel imbroglio ! Et quel est mon rôle au milieu de ce trio ? »

 

Mon avis : Meg Cabot est la première auteur jeunesse qui m’a mis sur la voie des romans d’amours pour jeunes filles et depuis ce jour-là, je dois avouer que je lui voue une certaine fidélité. De temps en temps, j’aime bien ressortir l’un de ses livres bien que ses séries tel que Le journal d’une princesse n’a jamais réussi à me charmer. Mais qu’à cela ne tienne, il y en d’autres à manger du regard ! Et je dois dire que j’ai été conquise par celui d’aujourd’hui. Quelle surprise !

            L’histoire se présente un peu de la même manière que Alchimie, de Beth Fantaskey. C’est-à-dire que notre belle aventure se base sur le récit d’une autre histoire et ici, en l’occasion, il s’agit du mythe du roi Arthur. Ce qu’on ne se doute aucunement en lisant le résumé et encore moins lorsque le récit commence.

            A travers Ellie, on découvre le nouveau lieu où elle a déménagé avec ses parents mais aussi son entrée dans sa nouvelle école et les amis qu’elle va s’y faire.

            J’ai adoré le personnage principal qui a tout pour me ressembler. Une jeune fille un peu plus grande que la moyenne, dégourdie, dévoreuse de livres, sportive dans l’âme et drôle avec ça. Ce n’est pas la plus jolie du bahut mais elle a tout pour se faire aimer par son entourage. Même si ses parents professeurs soient un peu loufoques ! Et sa rencontre avec Will… toute autre fille serait charmée par ce beau jeune homme. Et moi avec !

            Les pages défilent rapidement et simplement. Chaque chapitre se voyant glorifiait par un paragraphe du poème de La dame de Shallot, d’Alfred Tennyson. Les héros sont appréciables et ce qui m’a surprise en refermant le livre, c’est qu’il n’y a pas vraiment de personnages que l’on déteste dans cette histoire. Malgré le déroulement des événements on n’arrive pas à en détester même un seul ! Ca doit être la force de Meg Cabot car bien que l’auteur traite de sujet sérieux, cela n’alourdit pas le plaisir de lire.

            Une lecture appréciable et reposante.

 

Extrait :

« Chant IV

 

 Dans l’orageux Vent d’Est ici-bas s’essoufflant,

Les bois pâles, jaunissants, s’effeuillent languissamment ;

Et le frêle ruisseau s’écoule plaintivement,

Comme le ciel, près des terres, s’éplore sinistrement,

Sur les tourelles de Camelot ;

Ce soir Elle descendit et trouva un esquif

Sous un saule, laissé seul, à la dérive... Puis,

Autour de la proue, elle inscrivit ces signes :

 

La Dame de Shalott.

 

Lors, au-delà du cours sombre et houleux,

Ainsi qu’un nécromant affrontant en sa transe,

La Vision d’une vie de Malchance -

Sous le masque d’une froide contenance,

Regarda-t-elle vers Camelot.

 

C’est ainsi qu’à la nuit naissante,

Rompant la chaîne, s’étendit indolente

Au sein de l’esquif qui l’emporta,

Loin de là,

 

La Dame de Shalott...

 

Couchée, dans sa robe d’albâtre

Qui de çà, de là, autour d’elle folâtre -

Des feuilles légères sur sa joue blanchâtre,

Tombant parfois - en cette nuit aux mille échos,

Elle flotta, doucement, vers Camelot.

Et comme l’esquif allait longeant

Ces verts coteaux plantés de saules,

Où dorment les champs,

Là, dit-on, elle chanta

Son dernier chant,

 

La Dame de Shalott.

 

Un air joyeux, dit-on, plein de mélancolie,

Chanté à haute voix, lentement, clairement,

Jusqu’à que son sang se fige entièrement,

Et que ses yeux se voilent totalement,

Tournés vers Camelot...

Car, avant qu’à la marée,

Sa nacelle touche à la cité,

Chantant son air,

A trépassé,

 

La Dame de Shalott.

 

Sous les tourelles, et les balcons fleuris,

À côté des jardins et des galeries,

Flottait cette ombre diaphane,

Morte au milieu des maisons, si pâle

Et silencieuse dans Camelot...

Puis ils sont sortis sur les quais,

Dame et seigneur, bourgeois et chevalier,

Et là, sur la proue, ont déchiffré :

 

La Dame de Shalott.

 

Qui donc est-ce ? Mais qu’arrive-t-il ?

Lors tout près, dans le palais illuminé,

Meurt l’écho de la gaieté ;

Et tous, effrayés, de se signer,

Les chevaliers de Camelot ;

Mais Lancelot se fraie un passage,

Il dit : "Quelle beauté en son visage ;

Puisse Dieu lui accorder sa grâce,

 

À la Dame de Shalott.» la dame de Shalott 1

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