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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Dossier J.K. Rowling

J.K Rowling

alias

Joanne Kathleen Rowling

31 juillet 1965 – /

L'agglomération de Yate près de Chipping Sodbury, dans le Gloucestershire – /

 JKRowling-balai.jpg

            Les parents de Jo, tous les deux londoniens, se rencontrent lors d’un trajet en train entre King’s Cross et Arbroath en Ecosse lorsqu’ils ont dix-huit ans. Son père part rejoindre les rangs de la Royal Navy et sa mère ceux du WRNS, l'équivalent féminin. Anne ayant froid, Peter Rowling lui propose de partager son manteau et ils se marient un peu plus d'un an après, à dix-neuf ans.

            Ils quittent la marine et s’installent dans les faubourgs de Bristol, dans l'ouest de l'Angleterre. En 1965, sa mère n’a que vingt ans lorsqu’elle accouche d’un petit bébé potelé qu’ils appellent Joanne.

 

« La description, au début de « L'école des sorciers », des photographies de ce « qui ressemblait à un gros ballon rose coiffé de bonnets à pompons de différentes couleurs » aurait également pu s'appliquer aux photos de ma petite enfance. »

 

            1967, un an et onze mois plus tard les rejoint sa sœur Dianne.

 

« Le jour de sa naissance est mon plus ancien souvenir ou, du moins, le plus ancien auquel je puisse attribuer une date. Je me rappelle clairement jouer avec de la pâte à modeler dans la cuisine pendant que mon père faisait d’innombrables allées et venues entre la cuisine et la chambre où ma mère accouchait. »

 

            Et Jo sait qu’elle n’a rien inventé puisque sa mère lui a bel et bien confirmé par la suite ces détails. Elle conserve d’ailleurs un souvenir très net de son entrée dans la chambre de ses parents, un peu plus tard, la main dans celle de son père où elle découvre sa mère allongée en chemise de nuit à côté de sa sœur rayonnante, toute nue, la tête couverte de cheveux et qui semble avoir cinq ans.

            Di en grandissant ressemble à sa mère. Les cheveux bruns presque noirs et les yeux marron foncé. Si elle est « la plus belle », Jo elle écope du titre de « la plus brillante ». Une étiquette que les deux petites filles n’aiment pas et rejettent. A l’époque, Joanne veux vraiment ne plus ressembler à un ballon couvert de taches de rousseur et Di, aujourd’hui avocate, n’apprécie guère et à juste titre, que personne ne remarque qu'elle aussi avait quelque chose dans la tête.

 

« Ceci contribua sans aucun doute au fait que nous ayons passé les trois-quarts de notre enfance à nous battre comme une paire de chats sauvages enfermés dans une toute petite cage. »

 

            Dianne en garde une minuscule cicatrice au-dessus du sourcil, souvenir d’une pile que Joanne lui a lancée sans penser qu’elle l’atteindrait, croyant qu’elle esquiverait comme à son habitude. Une excuse qui ne réussira jamais à convaincre Anne, furieuse.

            En 1971, quarte ans plus tard, ils quittent leur domicile pour s’installer à Winterbourne, toujours dans les faubourgs de Bristol. Les deux petites filles vivent dans une maison jumelée avec un escalier, ce qui donne l'occasion de jouer et rejouer encore et encore une scène située au sommet d'une falaise au cours de laquelle l'une d'entre elle « bascule » de la marche la plus élevée en tenant les mains de l'autre et en la suppliant de ne pas la laisser tomber, proférant tout à tour promesses mirifiques et menaces de chantage avant sa chute « mortelle ».

 

« Nous trouvions cela très amusant et ne nous en lassions pas. Je crois que la dernière fois que nous avons joué à la falaise était pendant l'avant-dernier Noël ; ma fille de neuf ans trouva cela nettement moins drôle que nous. »

 

            Lorsque les deux sœurs ne se battent pas, elles sont les meilleures amies du monde. Jo raconte des histoires sans être obligé de contraindre sa sœur à tenir en place et de l’écouter. Souvent, ces histoires se transforment en jeux dont les personnages deviennent habituels. L’aîné extrêmement autoritaire lorsqu’elle met en scène ces pièces sans fin, Di acceptant parce que ayant généralement le meilleur rôle.

            A la même époque, les deux petites filles se lient d’amitié avec un Ian et Vikki dont le nom de famille est Potter. Plus tard, le garçon prétend qu’il « est » Harry. Sa mère déclare aussi que son fils et Jo avaient l’habitude de se déguiser en magiciens. Des rumeurs auxquelles Joanne s’empresse de démentir, n’ayant que pour seul souvenir son vélo de style « chopper », le modèle que tout le monde rêve de posséder dans les années 1970, et qu’un jour il jette un pierre à Di qui lui value quelques bons coups d’épée en plastique sur la tête de la part de la sœur aînée.

 

« J'ai toujours adoré ce nom, alors que je n'aimais pas beaucoup le mien : « Rowling » (dont la première syllabe se prononce comme le mot anglais signifiant « rame » plutôt que comme celui signifiant « querelle », la différence étant similaire à celle des prononciations parisienne et méridionale du mot français « rose ») donnait lieu à des jeux de mots affligeants tels que « Rowling stone », « Rowling pin » (rouleau à pâtisserie), et j'en passe. »

harry-potter-livres.jpg 

            Au alentour de son neuvième anniversaire, la famille déménage pour vivre à la campagne à Tutshill, un petit village bordant Chepstow, au pays de Galles. A la même période décède la grand-mère préférée de la petite fille, Kathleen, dont elle reprend le nom lorsqu’elle a besoin d’une initiale supplémentaire. Sa nouvelle école lui déplait. Pendant les longues heures elle s’applique à l’aide de son compas à agrandir le trou dans le bois laissé par un ancien occupant à côté du compartiment à encrier.

            1976, Joanne rejoint le lycée de Wyedean à l’âge de onze ans. Elle y rencontre Sean Harris à qui est dédié La chambre des secrets ; la fameuse Ford Anglia lui ayant aussi appartenu. Un des premiers de ses amis à savoir conduire et cette voiture turquoise et blanche devient synonyme de LIBERTÉ. Grâce à elle, Jo n’a plus à demander à son père de le déposer ici ou là, ce qui est le pire aspect de la vie à la campagne pour une adolescente. Parmi ses meilleurs souvenirs, ceux où la voiture fonce dans la nuit. Un ami auprès duquel elle parle de son ambition de devenir écrivain et le seul à croire en son succès.

            En 1980, alors qu’elle n’a que quinze ans, les médecins diagnostiquent une maladie du système nerveux central à sa mère, la sclérose en plaques. Le pire évènement de son adolescence. Sa santé se dégrade lentement mais régulièrement.

            Après avoir terminé ses études secondaires, en 1983 elle part étudier à l'université d'Exeter, sur la côte sud de l'Angleterre. Elle étudie le français sous la pression parentale à étudier les langues modernes « utiles » ; une belle erreur. Le côté positif est qu’en 1985 elle part vivre à Paris pendant un an dans le cadre de son cursus. Elle y enseigne l’anglais dans une école parisienne.

            Ensuite, elle revient travailler à Londres. Son plus long poste à Amnesty International, l'organisation qui lutte dans le monde entier contre les atteintes aux droits de l'homme. 1990 verra plusieurs évènements. Son petit ami de l’époque et elle décident de s’installer ensemble à Manchester. C’est après un week-end de recherche d'appartement alors qu’elle regagne seule Londres dans un train bondé, que l'idée d'Harry Potter lui vient.

 

« J'écrivais presque sans interruption depuis l'âge de six ans, mais jamais une idée n'avait engendré chez moi une telle excitation. À mon immense frustration, je n'avais pas sur moi de stylo en état de marche, et j'étais trop timide pour en emprunter un à quelqu'un. Je pense aujourd'hui que ce fut une bonne chose, car je suis restée assise à réfléchir pendant quatre heures (le train a eu du retard), ce qui a permis à tous les détails de s'accumuler pour donner vie dans mon esprit à ce petit garçon maigre à lunettes et aux cheveux noirs qui ignorait qu'il était magicien. Je pense que si j'avais dû ralentir le flot d'idées afin de les noter, certaines ne seraient peut-être jamais apparues (même si je me demande parfois combien de détails imaginés durant ce trajet se sont évaporés avant que je mette la main sur un stylo). »

 

logo-poudlard.gif            Le soir même, elle s’attelle à l’écriture de L’école des sorciers, même si les premières pages n’ont plus rien à voir avec le livre publié. Elle s’installe à Manchester, le manuscrit ne cesse de grossir et de partir dans toutes les directions, allant au-delà de la première année de Harry à Poudlard. Puis, le 30 décembre 1990 sa mère décède de sa maladie à l’âge de quarante-cinq ans. Une perte et une période très dur pour Joanne, sa sœur Di et son père.

            Neuf mois plus tard, en 1991, Joanne alors qu’elle a besoin de s’éloigne part pour le Portugal où elle a trouvé un poste de professeur d’anglais dans un institut linguistique. Emportant avec elle le manuscrit de Harry Potter qui continue à s'épaissir, espérant que ses nouveaux horaires de travail lui permettent de se consacrer à son roman qui a énormément évolué depuis la mort de sa mère. Désormais, les sentiments de Harry envers ses parents disparus sont devenus bien plus profonds et tangibles. C'est durant les premières semaines de son séjour au Portugal qu’elle écrit son chapitre préféré de L'école des sorciers : Le miroir du Riséd.

            En 1992, elle rencontre un étudiant en journalisme du nom de Jorge Arantes et l’épouse la même année. Le mariage est un échec mais lui apporte le plus beau cadeau de sa vie en 1993 avec la naissance de sa fille Jessica Isabel. A la fin de la même année, elle quitte le Portugal avec à la place d’un livre achevé dans ses bagages une petite fille pour l’Ecosse chez sa sœur juste à temps pour les fêtes de Noël.

            En 1994, Joanne vit une situation précaire. Elle compte reprendre l’enseignement mais se rend compte que si elle ne termine pas rapidement son livre elle risque de ne jamais l’achever. L’enseignement à plein temps avec son cortège de copies à corriger et de préparations de cours, qui plus est en élevant seule une petite fille, ne laisse aucun temps libre. Alors elle se met au travail avec une sorte de frénésie, déterminée à terminer son livre et au mois, à tenter de le faire publier.

 

« Lorsque Jessica s'endormait dans sa poussette, je me précipitais dans le café le plus proche pour y écrire comme une folle. J'écrivais presque tous les soirs. Je devais ensuite taper moi-même tout ce que j'avais écrit. Il m'arrivait parfois de haïr ce livre, même si je l'adorais... »

 

            Elle finit par achever le livre. Après avoir relié les trois premiers chapitres sous une belle couverture de plastique, les envoie à un agent qui le lui réexpédie si vite qu'ils ont probablement été renvoyés le jour même. Le deuxième agent auprès duquel elle tente sa chance lui écrit et lui demande de lui faire parvenir le reste du manuscrit. La lettre la plus agréable de toute sa vie même si elle ne compte que deux phrases. On est en 1995 et Harry Potter à l’école des Sorciers est accepté par l’agent littéraire Christopher.

            Il lui faudra un an pour trouver un éditeur, nombreux à refuser le livre lorsqu’enfin, en août 1996, Christopher appelle Joanne pour lui annoncer que Bloomsbury a fait une offre. A cette nouvelle, Jo hurle, saute de joie sous le regard effrayé de sa fille en train de boire un thé assise dans sa chaise haute.

            1997, le premier volume de la série arrive dans les librairies et cinq mois plus tard, gagne le Smarties Gold Prize.

livresHP.jpg            Malgré le succès de ses livres, Jo mène une vie tranquille dans le Perthshire et ne donne quasiment pas d'interviews. En 2001, l'année même où est adapté Harry Potter à l’école des sorciers au cinéma, elle se remarie avec le médecin anesthésiste Neil Michael Murray lors d’une cérémonie privée qui a lieu dans sa maison. Le 23 mars 2003, Rowling met au monde son fils David Gordon Rowling Murray et le 23 janvier 2005, elle accouche de sa deuxième fille, Mackenzie Jean Rowling Murray.

            Traduits en plus de 65 langues, les sept romans se vendent successivement, à plus de 400 millions d'exemplaires au total.

 

·         1997 : Harry Potter à l’école des Sorciers ;

·         1998 : Harry Potter et la Chambre des Secrets ;

·         1999 : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban ;

·         2000 : Harry Potter et la Coupe de Feu ;

·         2001 : Le Quidditch à travers les âges ;

·         2001 : Les animaux fantastique ;

·         2003 : Harry Potter et l’Ordre du Phénix :

·         2005 : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé ;

·         2007 : Harry Potter et les Reliques de la Mort ;

·         2008 : Contes de Beedle le Barde.

 

Sources :

Site officiel : http://www.jkrowling.com/fr

http://fr.wikipedia.org/wiki/J._K._Rowling

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Luna 18/02/2011 13:44



j'aime beaucoup la façon dont tu raconte son histoire...


Je ne connaissais pas du tout son enfance =)


 


Merci d'être passée !



Ambroisie 18/02/2011 19:58



Merci beaucoup à toi pour ton commentaire, je finissais par croire que ça n'intéressait personne les biographies !