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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #challenge : Je lis aussi des albums 2013

fleur-de-cendre.jpgEditions Milan, Album
Publication : 21 septembre 2006 (VF)
33 pages _ 12,90 €

 

4èmede couverture : « Fleur de Cendre est belle, très belle, elle est douce, intelligente, généreuse… Hélas ! son père a épousé en secondes noces une femme terrible qui s’installe dans la maison avec deux filles aussi sottes que vaniteuses. Fleurs de Cendre est condamnée à les servir et à supporter leur méchanceté… jusqu’au jour où la fête du Printemps est annoncée chez le prince…

« La poudre de riz,

Et l’éventail palpitait

Au nô du printemps. »

Toute ressemblance avec notre Cendrillon serait-elle due au hasard ?... Peut-être pas. On ne sait si l’histoire voyagea d’est en ouest ou d’ouest en est… Toujours est-il que ce conte trouve au Japon des racines au moins aussi profondes et anciennes que chez nous. »

 

Mon avis : Après ma première rencontre avec l’auteur et l’illustratrice, j’avais envie de remettre le couvert. J’ai donc tenté ma chance avec cet autre titre. Après l’univers balinais j’ai été transporté cette fois-ci dans celui japonais. Et une fois de plus, à travers un conte bien connu des petites filles françaises à quelques différences près…

            Avant toute chose, je trouve que le résumé ne rend pas vraiment hommage à l’histoire que contient l’album. Et ça me dérange. Car en réalité, on ne sait quasiment rien dans le récit de la belle-mère à part qu’elle existe. Est-elle réellement cruelle ou pas ? De plus, le mari l’aurait-il réellement laissé traiter son aîné comme une servante ? On en sait strictement rien. On note clairement l’effort de l’éditeur de vouloir faire la comparaison avec Cendrillon mais un simple rapprochement aurait suffit.

            Au fil des pages, on suit donc l’histoire de Fleur de Cendre. Une très jolie fille malgré ses habits décousus, qui passe ses journées à servir ses deux belles-sœurs avec douceur alors que les insultes fusent. Le cœur en pleur après chaque couché de soleil car elle ne comprend pas pourquoi son père ne lui parle plus depuis son remariage. Puis, un jour, l’annonce que la fête du Printemps sera organisée chez le prince et que toutes les belles filles sont invitées à la représentation de théâtre Nô. Vous vous doutez donc que ses belles-sœurs refuseront mais qu’une personne avec d’étranges pouvoirs fera en sorte que cela soit possible. La jeune fille se présentant à la fête tout de blanc et d’or, chaussés de geta de nacre.

            Il y aura une première rencontre entre le prince et cette belle inconnue et encore une autre où catastrophe, dans sa fuite elle perdra une geta. Soulier par le biais duquel le prince s’évertuera à retrouver la belle de son cœur à travers tout le pays. Jusqu’à l’heureux dénouement.

            J’ai beaucoup apprécié cet album, comme avec son prédécesseur, parce que le récit est vraiment complet et c’est un véritable plaisir. Comme c’est assez rare dans ce genre d’ouvrage, j’ai pris deux fois plus de temps pour savourer ma lecture et j’en sors satisfaite. Surtout que l’on peut y lire de-ci de-là des haïkus. De plus, les dessins toujours aussi présent et merveilleusement bien travaillés, accompagnent le tout avec superbe. Bien sûr, le style des dessins est différent pour s’accompagner aux uses et coutumes du Japon féodal avec le maquillage blanc des femmes et les longs kimonos qui se parent des couleurs de l’arc-en-ciel mais ils restent toujours aussi beaux, pleins de couleurs et foisonnant de détails. Ces dans ce genre de moment que j’estime que le livre mérite vraiment son prix. Car à mes yeux, les albums comme les BD sont généralement trop cher pour ce qu’ils contiennent – surtout en nombre de pages et taille du texte.

            J’ai été surprise aussi de découvrir l’histoire de notre Cendrillon japonaise. Pour l’instant, je ne connais de ce conte que les quelques représentations cinématographiques dont j’ai pu visualiser pendant mon enfance mais j’espère vite pouvoir réparer ça et lire sur papier cette histoire. En tout cas, par rapport au Walt Disney, le père est toujours vivant. Simplement, on le voit très peu. Et la famille possède encore ses fortunes. Point de citrouille mais une grosse salade pour faire office de carrosse, ni de marraine la bonne fée mais une dame blanche. Le soulier aussi est différent et notre belle Fleur de Cendre a le droit à deux rendez-vous avant de perdre ledit soulier dans sa fuite. Là s’arrête les grosses différences.

 

Extrait :

fleur-de-cendre-1.jpgfleur-de-cendre-2.jpgjelisalbums

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