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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie & Skelarh
Publié dans : #Manga Yaoï

intervalEditions Taifu Comics, Yaoi
Publication : 2008 (VO), 21 octobre 2010 (VF)
8,95 €

 

4ème de couverture : « Ayumu est amoureux de son meilleur ami, mais il se refuse à lui avouer ses sentiments de peur d’être rejeté et ceci, malgré des rêves érotiques de plus en plus pressants… Mais alors qu’Ayumu pensait avoir parfaitement dissimulé ses sentiments, il va rapidement comprendre qu’il a été démasqué par son sempai du club d’athlétisme et ce dernier ne va tarder à profiter de la situtation… »

 

Mon avis : Comme beaucoup d’autres mangas où se mêle amour et garçons, nous avons ici affaire encore une fois à une histoire d’amour entre deux jeunes garçons lycéens. Une histoire avec un thème pas si extraordinaire mais qui à mes yeux a su toute fois sortir son épingle du jeu. Donnant à cette lecture agréable une touche unique.

            Ayumu, notre jeune membre du club d’athlétisme qui adore le saut en hauteur est amoureux de l’un de ses amis, Taka du club de photo. Sauf que cet amour est à sens unique et que cela aurait pu rester secret jusqu’à ce qu’un autre garçon découvre le poteau rose. Ayumu, en admiration devant la photo que Taka a pris de lui, Sawatari un autre membre du club d’athlétisme découvre son secret de cœur. Alors, il va faire chanter Ayumu. Si celui-ci l’aide à se divertir avec son corps, il ne dira rien à Taka. Ayumu ayant peur de la réaction que pourrait avoir son meilleur ami face à cet amour inavouable est bientôt forcé d’accepter. S’ensuivra un jeu du chat et de la souris entre Ayumu et Sawatari jusqu’à ce que l’amour s’entremêle.

            Là où ce manga m’a charmé c’est qu’en général là où le chantage commence s’ensuit aussitôt une scène de viol – d’ailleurs, je n’ai jamais réussi à comprendre comment les victimes pouvaient finir par tomber amoureuse de leur bourreau. Comme-ci les mangaka ne pouvaient pas faire autrement, n’avaient pas d’autres choix. Et cette fois-ci on nous donne la preuve du contraire puisqu’en première scène au lieu d’assister au sempiternel viol nous n’avons qu’une petite masturbation honteuse dans le local du club. La suite ira en gradation, au plaisir du lecteur au lieu que le côté gros du charnel nous tombe d’un seul coup sur le coin du nez.

            C’est cette subtilité dans l’histoire qui m’a séduite, que l’on retrouve aussi dans la manière de dessiner les personnages qui m’a fait aimer cette histoire. Faisant par la même occasion tomber dans l’oubli mes habituels préjugés dès qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre lycéens. Des dessins et des décors simples. Sans oublier un agréable découpage clair et net, nous évitant ainsi de nous emmêler avec les cases dans le feu de l’action.

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Bidouillette/Tibilisfil 24/12/2010 15:27



Du manga.. je me prends à lire au-dessus de l'épaule de certains jeunes, dans le bus, mdrr!



Ambroisie 25/12/2010 14:55



Ce qui est agréable avec le manga c'est qu'on trouve vraiment tous les styles d'histoires et c'est plus pratique qu'une BD et moins cher. Si un jour tu te lances
dans l'aventure, fais-moi signe !



The Bursar 24/12/2010 12:40



dans The Tyrant, la scène du début est très ambigu, car elle appartient  à ce genre de scène de viol mais on a moins de violence et l'atitude de Sô-ichi est difficile à cerner, c'est ce qui
fait tout l'intérêt de l'histoire, parce qu'on a une lente évolution où le héros se cache derrière son sentiment d'obligation pour arriver à une presque acceptation.


Mais là, je pense que le coup du viol dépend du type d'uke et de seme choisi par l'auteur, on le comprend mieux quand on lit Not ready Sensei, quand les deux assistantes tentent d'expliquer
l'intérêt des yaoi, ça va avec l'image du seme dominateur.



Ambroisie 25/12/2010 14:53



Il faut vraiment que je me procure Not ready Sensei alors.



Bidouillette/Tibilisfil 23/12/2010 20:39



Je n'en ai jamai lu... Il faudra, surtout que je mette un jour sur papier les judicieux conseils de Zazimuth... mais je ne sais plus où ils sont lol!



Ambroisie 24/12/2010 12:13



Les conseils de Zazimuth ?


Qu'est-ce que tu n'as jamais lu, des mangas ou du yaoï ? (le yaoï étant un genre dans le monde du manga comme le fantastique pour la littérature)



The Bursar 23/12/2010 20:33



Je l'ai lu aussi. J'aime bein la manière dont se produit le rapprochement entre les deux. Dans Junjo Romantica aussi, c'est une masturbation honteuse qui remplace le viol. Je crois que sur
wikipédia, il y avait une tentative pour expliquer l'importance du viol dans les yaoi, mais dans certains cas, ce ne sont pas de vrais viols, c'est l'idée que le uke a besoin d'un coup de pouce
pour accepter ce qu'il ressent(c'est l'excuse qu'on a dans l'histoire brève de Lovely Teachers 2).



Ambroisie 24/12/2010 12:11



Je suis contente d'apprendre que ce ne sont pas de vrais viols. Bien que ça me dérangera quand même toujours un peu cette manière de "forcer" le uke à se rendre
compte de son amour pour l'autre. Mais pour le coup, je me demande combien de mangaka osent à travers leurs titres à ne pas suivent cette tendance du "viol". Une méthode que l'on
croise assez souvent dans les histoires de lycéens. Pour les adultes, l'excuse étant le plus souvent une soirée bien arrosée suivi par le trou de mémoire au réveil dans un lit inconnu. Ce que je
trouve beaucoup plus drôle.