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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Genre Jeunesse

je ne t'aime toujours pas PaulusEditions Ecole des Loisirs/Medium, Jeunesse
Publication : 1 septembre 2005 (VF)
234 pages _ 10 €

 

4ème de couverture : « Depuis que Paulus est parti, Julia a comme un trou - un trou de la taille et de la forme d'un téléviseur - en plein milieu du ventre. Le mec-us le plus beau-us du mondus lui a annoncé qu'il déménageait, au moment où elle s'attendait à recevoir son inoubliable premier baiser...

Et la loi de l'emmerdement maximum s'est à nouveau vérifiée.

Depuis le départ de Paulus, la mère de Julia se conduit comme une exhibitionniste dépravée, sa petite soeur Judith, très perturbée psychiquement, a décidé d'inventer un nouveau langage, qu'elle est bien la seule à comprendre. Quant à Johana, sa meilleure amie, elle la délaisse pour se consacrer à sa carrière de future grande actrice.

C'est pourtant cette même Johana, experte en sentiments, qui lui suggère une solution pour se consoler de l'absence de Paulus : il suffit de créer de toutes pièces une nouvelle aventure avec un garçon aussi attirant que lui et surtout très différent.

Julia décide de tout miser sur Dick Pool, le correspondant anglais qui doit débarquer dans leur classe le lundi suivant. C'est bien connu, les anglais sont tous cool et sexy... enfin, presque tous. Et Paulus ne se laisse pas oublier si facilement. »

 

Mon avis : Le retour de Julia ou encore : « Je t’aime toujours, Paulus. »

            Sauf que Paulus n’est plus. Au début de ce second roman, on apprend enfin ce qu’il s’est passé après la fin qui n’était pas une fin du premier tome. Paulus lui a annoncé son départ. Au revoir, Paulus… Alors même que Julia admettait enfin que Paulus pouvait l’aimer pour de vrai et recevoir son premier baiser.

            Suite à cette annonce, la vie de Julia s’effondre encore un peu plus et on se rend compte que cette aventure sentimentale lui permettait de tenir la tête hors de l’eau face aux événements qui s’enchaînaient chez elle. Et cela va de moins en moins en s’arrangeant. Elle ne se reconnait plus, elle ne reconnait plus ses parents, sa sœur. Le monde lui parait sans vie, sans goût, sans couleur. Et avec ça, sa meilleure amie commence à se détourner d’elle pour se consacrer à sa nouvelle passion : le théâtre. Petit avant goût de la dépression ou bien, de la première expérience de cœur. Julia se retrouve totalement perdue, abandonnée face à un monde cruel ou bien, qui l’a rejeté. C’est au choix.

            C’est donc tant bien que mal qu’elle essaye de survivre en allant séduire Dick Pool, le correspondant anglais qui débarque dans sa classe. Peine perdue… En plus d’avoir le physique d’un extraterrestre, son esprit, lui, semble être tourné vers un tout autre horizon que celui de l’adolescence. Toutes les tentatives de Julia font sourire le lecteur en fin de compte. Car elle nous démontre que la séduction, c’est comme la science infuse. On en est doté ou pas. en plus de ne pas se sentir à l’aise dans son corps.

            Et à côté, il y a Paulus, encore et toujours Paulus. Là où dans le premier tome, le garçon apparaissait à chaque coin de chapitre, ici, c’est dans les pensées de la jeune fille qu’il pointe le bout de son nez. Et autant qu’à Julia, Paulus me manque. Sans lui, on étouffe. La vie n’a plus de goût. Sans Paulus, Julia est moins attrayante, comme fanée.

            On découvre donc avec Julia, que l’amour, à défaut de rendre la vie meilleur, contribue à l’embellir.

            Encore une fois, je trouve la fin pas assez achevée à mon goût bien qu’enfin, Julia reçoit son premier baiser de l’être aimé et j’en redemande tout en sachant qu’il m’est impossible de me resservir. Il va donc falloir que je trouve autre chose pour me rassasier.

            L’auteur, en deux petits romans, réussit en un savant tour de main à nous présenter tous les déboires de l’adolescence sans forcément se prendre au sérieux. Et ça, c’est sans aucun doute grâce à un sens critique et un humour décapant. Dans une société qui n’est pas au beau fixe et dont on peut trouver à la pelle des livres traitant de thèmes tous plus graves les uns que les autres, il s’agit ici d’une bouffée d’air frais, totalement indispensable.

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yohann 14/01/2012 19:46


j'ai beaucoup aimé les deux billets de paulus, je trouve que tu les as trés bien ecrit.


je dois dire que leurs ébauches m'avaient déja plus et là en vrai, c'est mieux^^


 

Ambroisie 15/01/2012 15:20



Merci beaucoup à toi. De me suivre, de me lire et de m'encourager. A bientôt. Bisou