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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Challenge : Sur les pages du Japon

reviendrai-avec-la-pluie.jpgEditions Flammarion, Domaine Etranger
Publication : 2003 (VO), 15 février 2012 (VF)
320 pages _ 19,50 €

 

4èmede couverture : « Depuis la mort de sa femme Mio, Takumi vit seul avec son fils Yûji, âgé de six ans. Il gère le quotidien et l'éducation de son fils du mieux qu'il peut. Une seule chose le fait tenir, la promesse faite par Mio qu'elle reviendrait avec la pluie. Le premier jour de la saison humide, cette promesse se réalise. Durant six semaines, le temps se suspend pour Mio et Takumi. En 2003, plus de trois millions de lecteurs japonais tombent amoureux de Je reviendrai avec la pluie. Suite à son immense succès, le livre a inspiré un film et une série télé encensés par la critique, ainsi qu'un manga sacré best-seller. Takuji Ichikawa défend une vision idéalisée de l'amour et met au service de cette histoire bouleversante une écriture d'une sensibilité rare, poétique et pleine de fantaisie. »

 

Mon avis : En choisissant ce livre, je pensais faire une agréable et bonne découverte, me réconcilier avec la littérature moderne en général – tout pays confondu – mais en fin de compte, non. J’ai à peine dépassé les cent premières pages. C’est dommage car le résumé est assez engageant sauf que l’histoire est trop longue à se mettre en place puis manque de rebondissements et les personnages me sont parus rapidement chiants, fades et sans personnalité.

            J’ai été étonnée de ne pas du tout accrocher à ce récit malgré tous les éloges qu’à reçu ce livre depuis sa parution en France. Sauf que moi, j’ai eu du mal avec Takumi qui passe son temps à nous décrire à quoi ressemble sa vie avec son fils depuis le départ de sa femme Mio. A quoi ressemblent plus ou moins ses journées, comment il explique qu’il ne retient rien et se voit obligé d’écrire partout sur des post-it, la raison aussi pour laquelle son logement est un peu en désordre et pourquoi il lui arrive de zapper son propre fils. J’avais un peu l’impression qu’il rejetait tout cela sur la mort de sa femme. Comme-ci s’était de sa faute à elle si maintenant, il a du mal à s’occuper de son fils, de lui-même, de son boulot et de la maison ?!

            Et son fils. Partout j’ai lu que Yûji donnait l’impression d’être un petit garçon hors du commun et etcetera. Sauf que moi, ça ne m’a pas paru le cas. A mes yeux, Yûji était un petit garçon normal ayant vécu le drame de la disparition de sa mère. Ca veut dire que ça le rend un peu plus mature que ses autres camarades du même âge. Rien d’exceptionnel là-dedans.

            Puis, la réapparition Mio. A partir de là, j’ai eu de plus en plus de mal à continuer ma lecture. Pour la simple raison que le train-train quotidien se réinstalle naturellement malgré le fait qu’elle soit maintenant amnésique mais aussi parce que Takumi est un piètre menteur. Surtout lorsqu’il doit cacher la vérité à sa femme face à ses questions persistantes sur leur vie. On se demande comment un mensonge aussi instable continue de tenir ? A force, j’ai fini par me demander si en fait Mio ne le faisait pas exprès. Si ce n’est pas sa façon à elle de voir si son mari et son fils arrive à s’en sortir depuis sa disparition. La véritable raison de son retour avant les premières pluies avant de devoir repartir.

            Le plus fatiguant, ce qui ma fait décroché, c’est que face aux questions de Mio qui se rend compte que quelques choses cloche au sein de cette famille, Takumi lui répond qu’il lui expliquera tout plus tard. Plus tard c’est lorsqu’il aura fini de raconter leur histoire. Celle de leur rencontre à l’école, de leur premier rendez-vous, de leur premier… jusqu’à… Moi, les livres qui se contentent de raconter à quoi ressemble la vie d’autres gens dans la vie de tous les jours, ce n’est pas mon dada. J’ai même horreur de ça. Même si l’un des personnages est mort et que c’est précisément parce qu’il est revenu d’entre les morts que l’autre être aimé se sent plus ou moins obligé de tout lui raconter une dernière fois avant de devoir repartir. C’est un joli gage d’amour, je le concède mais rien de bien excitant là-dedans.

            Voilà, je respecte les autres lecteurs qui ont lu ce livre dans son intégralité et qui l’ont aimé mais moi, j’ai totalement détesté, je me suis ennuyée.Bannière février

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Olivier 21/02/2013 19:01


Whaouuu !


J'ai entendu jusqu'a présent que du bien sur ce livre et il était dans ma top liste de mes prochains achats. Ca me rassure pas vraiment ton avis 


Je crois que je vais attendre encore un peu avant de l'acheter !

Ambroisie 22/02/2013 09:23



Vraiment désolée. Mon but n'était pas de te dégoûter. C'est
un bon livre sauf que le personnage principal est fade, n'a pas de personnalité à mes yeux. Il raconte tout simplement sa vie au présent et au passé, quelque soit son interlocuteur. Et par
exemple, savoir que depuis une semaine il mange le même plat tous les soirs sur la moitié d'une page, ça me passe par dessus la tête - j'enjolive un peu le truc, hein.


Autant avec Murakami dans Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, ça ne
m'avait pas posé de problème parce que le rythme était un peu plus rapide, et il y avait toujours un truc nouveau ! Mais là... rien. Il n'y a pas eu de magie pour moi. Après, si de base c'est ton
genre de lecture, je pense que tu auras plus de chance que moi. Mais avant de l'acheter, prends-toi le temps de lire les 50 premières pages quand même. Juste au cas où...