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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Kezako les genres ?

Bit-Lit

Kezako ?

 

            On en entend parler partout où l’on va, on y range tout ce qui a les dents longues, la peau froide ou le poil trop long – parfois à tord – et les demoiselles adorent ça et les garçons qui s’y prêtent aussi. On en redemande encore et encore, les sorties coulent à flot depuis environ deux ans mais la Bit-Lit, qu’est-ce que c’est exactement ? Quels titres peuvent être réellement considérés comme appartenant à ce sous-genre typiquement d’origine française ? Quelle est son origine ? Dans quelle condition est-il né ? On lui prête beaucoup de rumeurs mais lesquelles peuvent-elles être considérées comme véridiques ?

            Aujourd’hui, je ne répondrais pas à toutes ces questions car je n’en ai aucunement la prétention mais me contenterais seulement de les éclaircir, de réparer certaines erreurs en prenant un peu de recule. D’apaiser la colère des vrais fans qui pouvaient encore agir incognito il y a quelques années, où l’on trouvait parmi les vraies références : Anne Rice, Bram Stoker et Laurell K. Hamilton.

 

            La première surprise, lorsqu’on fait un peu de recherches sur le genre est la nature de son origine. D’après le blog Milady et un peu partout ailleurs tel que la FNAC, voici ce que l’on trouve :

« Le terme de "bit-lit" mérite une explication : "bit" est le prétérit de "bite", "mordre" en anglais. Cette appellation fait référence à un autre genre littéraire : la "chick-lit", littéralement, "littérature pour filles". »

(sources : Milady-blog & FNAC).

 

            Mais pour toute personne un peu douée en anglais et doté d’une dose de curiosité, c’est tout autre chose que l’on apprend. Tel que la consonance anglophone n’existe pas en anglais et que nos voisins d’outre-Atlantique se demandent bien d’où ça sort. Et bien, en retraçant la source on découvre que l’expression a été exportée de France – comme c’est étrange ! – en faisant au préalable un saut par l’Australie. Une stagiaire française chez Black Dog Books à l’origine de ce tout nouveau genre, une catégorie qu’elle avait créée spécialement pour classer plus facilement « les romans de vampires ».

            Ainsi, on est d’accord et ne s’étonne pas de découvrir dans la classification :

·         Dracula, de Bram Stoker ;

·         Les Chroniques des vampires et Nouveaux contes des vampires, d’Anne Rice ;

·         Une aventure d’Anita Blake, tueuse de vampires, de Laurell K. Hamilton ;

·         Salem, de Stephen King ;

·         Âmes perdues, de Poppy Z. Brite ;

·         Un vampire ordinaire, de Suzy McKee Charmas ;

·         la saga Twilight, de Stephenie Meyer ;

·         Journal d’un vampire, de L.J. Smith.

 

            Et j’en passe, pour ne citer que les plus connus.

 

            Sauf qu’à force de passer de bouche à oreilles, le genre évolue et devient ce que nous connaissons aujourd’hui :

« La bit-lit est un sous-genre de la Fantasy Urbaine […] Cette appellation fait référence à un autre genre littéraire : la "chick-lit", littéralement, "littérature pour filles". Donc, pour simplifier, la bit-lit serait de la littérature pour filles avec des trucs qui mordent comme les vampires. […] Il s’agit donc de romans mettant en scène des héroïnes combattant des démons ou autres créatures… à moins qu’elles-mêmes soient les démons. Elles ont des préoccupations qui relèvent de la vie quotidienne, mais elles ont aussi des préoccupations d’un tout autre ordre : magie, exorcisme, vampires, loups-garous… fin du monde. »

(source : Milady-blog).

 

            Avant de me lancer dans mon petit discours, il est tout d’abord intéressant d’éclaircir certaines choses. La chick-lit diminutif de « chick-literature », soit : « littérature de poulettes » et un sous-genre de la romance. C’est en général l’histoire d'une jeune citadine. Agée d'une vingtaine d'années, généralement issue de la classe moyenne dont on suivra les déboires professionnels – aux prises avec un travail harassant ou inintéressant – et sentimentaux – à la recherche de l’homme de sa vie – sur un mode humoristique. Le ton se voudra donc généralement : désinvolte, désabusé et bourré d'humour (noir). On retrouvera comme référence Le Journal de Bridget Jones, d’Helen Fielding.

            L’Urbain Fantasy est un sous-genre de la fantasy, incluant la fantasy contemporaine et la fantasy paranormale. Où il est souvent question d’êtres magiques ou surnaturels dans un environnement urbain, la plupart du temps contemporain. Alors peu importe que le héros soit un homme ou une femme, et peu importe qu’il y ait un soupçon de romance ou pas.

            A savoir que la romance paranormal est un sous-genre de la romance n’incluant qu’un léger soupçon de fantasy et non pas de l’Urbain Fantasy.

            Ainsi, je me permets d’éclaircir que la bit-lit si elle est issue de la romance paranormale et donc par la même occasion de la chick-lit, qui ne sont qu’un sous-genre de la romance, ne peut donc pas être un dérivé de l’Urbain Fantasy. Surtout si dans la définition la romance est plus forte que l’aventure, par conséquence de la romance paranormale et non urbain fantasy.

            Du coup, on peut retirer de la liste :

·         Dracula, de Bram Stoker ;

·         Les Chroniques des vampires et Nouveaux contes des vampires, d’Anne Rice ;

·         Une aventure d’Anita Blake, tueuse de vampires, de Laurell K. Hamilton ;

·         Salem, de Stephen King ;

·         Âmes perdues, de Poppy Z. Brite ;

·         Un vampire ordinaire, de Suzy McKee Charmas ;

·         Les dossiers Dresden, de Jim Butcher (surtout si l’héroïne doit être une fille, ce qui n’est pas le cas ici) ;

·         Mercy Thompson, de Patricia Briggs ;

·         Etc,…

 

            Parfois, on peut même lire :

« Vous l’aurez compris la référence à la chick-lit n’est pas anodine, la romance est très présente – aïe ! Encore la même erreur !. Ces romans mêlent intrigues sentimentales, parfois sexuelles, à l’enquête et au paranormal tout en jouant sur l’aspect addictif de la série : on a hâte de lire le prochain épisode et de suivre le fil rouge d’une aventure à l’autre. »

(source : Milady-blog).

 

            Alors, une bonne partie de ces livres sont donc destinés à un public d’adultes. Une différence que tout le monde ne fait pas, orientant parfois les jeunes adolescentes vers des livres qui ne sont pas de leur âge où il n’y a pas que le sexe parfois de très cru et de choquant, la violence et le gore ayant aussi leur part.

            Il devient par la même occasion impossible d’inclure la littérature pour ado mêlant amour et vampires, et la bit-lit dans le même panier.

            Du coup, exit :

·         la saga Twilight, de Stephenie Meyer ;

·         Journal d’un vampire, de L.J. Smith ;

·         Les vampires de Manhattan, de Melissa de La Cruz ;

·         La Maison de la Nuit, de P.C. & Kirsten Cas.

 

            Au final, il devient compliqué de déterminer quels titres entre dans quelles catégories. Alors, que nous reste-t-il si les genres se mêlent et se contredisent ?

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Je remercie Tanuki de La Bouilloire Magique pour son accueil, qui a été ma plus grande source : http://www.bouilloiremagique.net/?s=bit-lit&paged=2

Milady-blog : http://milady-le-blog.fantasyblog.fr/post/208/2525

Fnac : http://livre.fnac.com/Les-auteurs-bit-lit-passion-et-frisson/sa115096

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