Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #FINI challenge : J'aime les classiques !

le-grand-meaulnes.jpgEditions Le Livre de Poche, Classique
Publication : octobre 1913 (VF)
352 pages _ 5 €

 

4ème de couverture : « A la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge – l’école du village –, attend la venue d’Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu’il suive le cours supérieur : l’arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l’enfance finissante de François…

Lorsqu’en 1913 paraît le roman d’Alain-Fournier, bien des thèmes qu’il met en scène – saltimbanques, fêtes enfantines, domaines mystérieux – appartiennent à la littérature passée, et le lecteur songe à Nerval et à Sylvie. Mais en dépassant le réalisme du XIXe siècle pour s’établir, entre aventure et nostalgie, aux frontières du merveilleux, il ouvre à un monde d’une sensibilité toujours frémissante, et qui n’a pas vieilli. »

 

Mon avis : De mes lectures forcées à l’époque du collège, je gardais jusqu’à présent le souvenir d’une histoire où un garçon perdu en pleine campagne ayant assisté par hasard à une grande fête où il y croise l’amour de sa vie, essaye des années plus tard de retrouver sa route et sa belle. Une aventure vague qui avait réussi à charmer mon jeune cœur récalcitrant à défaut de me souvenir du titre. Et c’est avec une joie intense que j’ai recueilli cette dernière information grâce au challenge Classique au détour d’un article d’une autre participante.

            Un roman que j’ai tenu à garder de côté le plus longtemps possible afin de mieux en savourer les pages. Et c’est François Seurel qui mènera la danse, le chef d’orchestre. Celui-ci nous contera l’arrivée d’Augustin Meaulnes, dit : « Le Grand Meaulnes » par ses camarades dans la classe de son père où il y est lui-même élève. Un garçon déjà grand pour son âge qui deviendra un frère pour François, doublé d’un camarde.

            Le Grand Meaulnes qui sera amené à vivre une aventure qui entachera toute leur enfance et même leur vie d’adulte. Augustin s’étant perdu en rase campagne suite à un énième coup de son crue, tombant en plein dans une fête qui célèbre l’arrivée futur de couple à marier. Des heures de danse, de musique, de jeux et de rire où il fera la rencontre d’une certaine Melle Yvonne de Galais. Un évènement inachevé où Meaulnes rencontrera au détour d’une pièce un jeune garçon qui lui annonce que la fête est finie, prenant avec lui un pistolet, laissant une lettre sur la table.

            Bien sûr, à partir de ce moment le lecteur se doute de l’identité de cet inconnu mais aussi de ce qu’il s’apprête à faire. Je ne vous cache pas qu’à cette scène, j’ai détesté « Le Grand Meaulnes », ce gamin que tout le monde adule et qui sait avéré au fond un enfant comme les autres, capricieux, égoïste, doublé d’un manque de maturité flagrant qui sans est retourné. Car c’est cette scène qui scellera l’avenir d’Augustin Meaulnes, François Seurel, Frantz de Galais et Yvonne de Galais.

            Une merveilleuse histoire à vous en donner les larmes aux yeux dont je n’avais pas souvenir de la fin, soupçonnant le collège de ne nous avoir donné qu’un extrait de livre. Une promesse d’enfants qui amènera de jeunes adultes à courir après l’amour, après l’être aimé. Mais malgré son grand cœur, sa passion et sa dévotion, je n’ai pas pu m’empêcher parfois d’en vouloir à Meaulnes de continuer à tout prix de tenir sa parole quand le bonheur lui sourit enfin. Je les détestais de ne pas jouer à nouveau sa carte de l’égoïsme de son enfance qui est la cause de ce tout, désirant tout d’abord rendre le bonheur à ce couple perdu avant de pouvoir savourer le sien pleinement. Remerciant à la place son camarade de toujours, François Seurel, d’être resté en arrière et de nous raconter cette longue attente jusqu’à ce que le pacte soit conclu. Une histoire qui m’a montré que les jeux des petits sont tout aussi important que ceux des grands, ayant même plus d’impact.

            Un livre que je conseille à tous au même titre que Le Petit Prince. Deux auteurs qui ont étrangement eu un succès court de leur vivant qui nous ont laissés tous les deux qu’une seule trace de leurs plumes.

defi_classique.jpg

Commenter cet article