Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie & Skelarh
Publié dans : #FINI challenge : J'aime les classiques !

manuel-civilite.jpgEditions Allia, Classique
Publication : 1926 (VF) _ Réédition : 1992, 1996, 2007
128 pages _ 6,10 €

 

4ème de couverture : « Ne dites pas : « Sa pine est trop grosse pour ma bouche. » Dites : « Je me sens bien petite fille quand je cause avec lui. »

 

Mon avis : Je trouve le résumé assez direct et la phrase joliment tournée, vous ne trouvez pas ?

            Voici ma lecture classique du mois, un petit roman que l’on m’a offert il y a quelques années (une des raretés que compte ma bibliothèque), et que j’ai ressorti pour l’occasion : Le manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducations.

            Certes, comme vous vous en doutez certainement, ce petit bouquin parle de sexe. D’ailleurs, en ce qui me concerne, à l’époque où je les reçu, il a même enrichi mon vocabulaire. Mais attention, bien qu’il y a du vrai dans pas mal de cas, ce manuel qui n’est qu’une rhétorique du manuel sexuel pour les jeunes filles est aussi à prendre au second degré. Car il se présente comme une parodie rigoureuse des manuels d’éducation de l’époque et est composées de conseils courts regroupés par thèmes (à la chambre, à la maison, en classe, ne dites pas… dites…).

            De premier abord, ce qu’on lit peut paraître cru et direct. De second abord, on y découvre une pointe d’ironie. Auprès de certaines personnes dont je les fais lire, le style s’est présenté limite soutenu dans le seul but de faire fi de toute censure morale (inceste, pédophilie…), car à travers cette œuvre, l’auteur avait pour seule raison l’attaque en règle du puritanisme bourgeois de la Belle Epoque.

            Un petit ouvrage que je trouve enrichissant à lire après analyse collective mais attention, cette lecture n’en reste pas moins pour lecteurs avertis.

 

Extrait :

Glossaire :

  « Nous avons jugé inutile d'expliquer les mots : con, fente, moniche, motte, pine, queue, bitte, couille, foutre (verbe), foutre (subst.), bander, branler, sucer, lécher, pomper, baiser, piner, enfiler, enconner, enculer, décharger, godmiché, gougnotte, gousse, soixante-neuf, minette, mimi, putain, bordel.

  Ces mots-là sont familiers à toutes les petites filles. »

 

Au bal :

  « Tout danseur qui vous met sa pine dans la main entend garder à cette galanterie un caractère confidentiel. N'appelez pas tout le monde pour montrer ce que vous tenez. »

A la campagne :

  « Ne faites pas annoncer par le tambour de la commune que vous avez perdu votre pucelage. L'homme qui l'a trouvé ne vous le rendra pas. »

Avec un amant :

  « Quand vous êtes debout devant un monsieur qui bande au niveau de votre ceinture et se propose de vous enconner, montez sur un tabouret pour mettre votre petit con à la hauteur des circonstances.

  Tant que vous serez impubère, vous pourrez sans aucun danger faire l'amour avec les nègres si les nègres vous excitent; mais dès que vous aurez vos règles, priez vos amants noirs de vous enculer, car si vous accouchiez d'un petit mulâtre, cela n'irait pas sans dommage pour votre renommée. »

Pour sucer :

  « Prenez modestement la pine dans la bouche, en baissant les yeux. Sucez lentement. Ecartez les dents pour ne pas mordre et serrez les lèvres pour ne pas baver. »

Ne dites pas… dites… :

  « Ne dites pas: « Il bande comme un cheval. » Dites: « C'est un jeune homme accompli. » »

 

Pour lire l’ouvrage, cliquez sur l’image.

defi_classique.jpg

Commenter cet article

Bidouillette/Tibilisfil 31/03/2010 09:44


Tu fais fort pour le classique du mois! On oublie cet auteur, mais vrai que lire çà à présent................merci pour le topo!!!!


Ambroisie 31/03/2010 22:47



En réalité, honte à moi, j'ai pas eu le temps de m'y prendre en avance donc j'ai pris l'un des seuls classiques de petite taille qui traînaient dans ma
biblio... Juré, je me rattraperais avec Un bon petit diable !


Mais j'ai bien l'intention un jour de lire du Sade avant de me jeter dans La Vénus à la fourrure de Leopold von
Sacher-Masoch (on lui doit le
sadomasochisme), que l'on m'a offert en même temps que le manuel de civilité (je sais, je côtoie des personnes aux goûts diversifiés).