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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Skelarh
Publié dans : #Genre Romance

 

Les heures souterraines

 Delphine de Vigan

Editions « Le livre de poche »
6,50€

 

4ème de couverture :

 Les-heures-souterraines.gif

« Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouette parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines, qui fut finaliste pour le prix Goncout, est un romain vibrant que les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit. » 

 

 

 

 

Mon avis :

 

Le résumé promet beaucoup et c’est le genre de livre auquel je ne résiste pas lorsque je vois ca sur un rayon – c’est d’ailleurs à cause de ce livre que j’en ai acheté quatre autres juste après TT_TT. Un bon petit livre qui se glisse dans la poche pour occuper un trajet en TRAM son rôle est largement rempli.

 

«  Elle va s’asseoir parce que personne ne l’attend, parce qu’elle ne sert plus à rien. »

 

On va suivre, pendant 24h, la journée du 20 mai de nos deux protagonistes. Thibault, médecin itinérant frappant de porte en porte pour soigner ceux qui ne veulent ou peuvent pas aller à l’hôpital. Légèrement blasé de la vie qu’il a été forcé – plus ou moins – de choisir, blasé de cette femme qu’il aime et qui ne lui rend pas, fatigué de cette ville qu’il a un jour aimé. Au fil des pages, on découvrira son passé, son histoire et sa chute vers la colère et la violence sans jamais passé de l’autre côté du miroir. Juste rêver de la violence, de frapper violemment ce jeune cadre dynamique qui se fait sa propre ordonnance et appel le médecin juste pour la signature.  

 

« Depuis combien de temps vous n’êtes pas sortie ? »

 

Mathilde, mère célibataire de trois enfants, pleine de responsabilité autrefois se fait décrire sa journée du 20 mai par une voyante : « Le 20 mai, votre vie va changer ! ». Elle y croit, armé de la carte du défenseur de l’Aube d’Argent – tiré du jeu de carte WoW – et part affronter ce 20 mai et son patron tyrannique. Un patron qui était tout au départ et qui a commencé un long combat pour détruire Mathilde car, un jour, pour un rien, elle s’est opposé à lui, lui a tenu tête. Une lente descente vers l’enfer qui dure depuis longtemps, où chaque relation qu’elle avait dans son entreprise disparaît pour ne pas « être comme elle » : Paria dans un bureau à côté des toilettes pour hommes et l’odeur fraicheur des glaciers.


« Elle avait eu peur de sa propre violence.»

 

Que dire de ce livre qui promet beaucoup et ne donne que peu au final. On ne s’ennuie pas, loin de là, mais on reste sur notre faim. C’était peut être le but de l’auteur, mais, au départ, mais je m’attendais plus à une histoire d’amour entre un homme et une femme. Bien sûr, Mathilde est attachante et on a qu’une envie, la prendre par les épaules et lui mettre des baffes pour qu’elle se réveille. Qu’elle quitte son patron et recommence sa vie. On appréciera – façon de parler – la précision du détail sur la lente destruction que subira Mathilde, tous ces petits détails qui font qu’elle pète les plombs et nous bouleverse, nous lecteur. Bien sûr Thibault est attachant et touchant par sa naïveté en amour ou ses espoirs, mais on aurait aimé plus. On aurait aimé qu’au début, lorsque Mathilde appel un médecin dans le métro, lorsque l’on sait que c’est Thibault que les deux se rencontre et échange un regard. Raté. On espère plus loin. On attend.

On attend.

Encore raté.

 

  

Extrait :


Dans son cagibi, Mathilde vérifie que sa ligne téléphonique fonctionne. Elle décroche le combiné, compose le zéro, attend la tonalité.
Rassurée par la possibilité d'un contact avec l'extérieur, elle raccroche.
Elle s'étire sur sa chaise, fait glisser sa paume sur le formica, elle cherche dans le silence le bruissement du temps qui passe. Il reste deux heures avant la pause du déjeuner.
Elle aurait voulu se mettre en jupe, faire scintiller ses bas satinés dans la lumière matinale. A cause de sa brûlure, elle a dû enfiler un pantalon. Parce que c'était le 20 mai, elle a choisi le plus fluide, le plus léger.
Si elle avait su.
Le
téléphone sonne, elle sursaute. Le numéro du portable de Simon s'affiche sur l'écran, lui confirmant que sa ligne a bien été transférée.
Son prof de maths est absent, il veut savoir s'il peut échapper à la cantine, déjeuner chez son copain
Hugo et retourner au lycée cet après-midi.
Elle est d'
accord. 

Commenter cet article

Ambroisie 21/03/2011 21:57



Ton livre à l'air assez... surprenant ! En tout cas, j'adore ton article. Je le trouve même différent des autres d'habitude.



Skelarh 27/03/2011 13:19



Merci partenaire ^^. Oui, j'ai été assez surpris aussi, c'est le genre de livre sur lequel je flash facilement. (Hélas ^^)



Anne Sophie 21/03/2011 21:52



Il est dans ma PAL :) 



Skelarh 27/03/2011 13:19



Bien ^^ Bonne lecture à toi et merci d'être passé ici :D



Luna 21/03/2011 20:46



ça m'a l'air top !


Merci d'être passée :)



Skelarh 27/03/2011 13:21



Si mon article t'a donné envie de le lire, n'hésite pas ;-) tu m'en diras des nouvelles.