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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #FINI challenge : In the Mood for Japan !

les-japonais-aussi-petent-parfois-les-plombs.jpgEditions Kana, Essai
Publication : 29 août 2008 (VF)
160 pages _ 8,50 €

 

4ème de couverture : « Un vieux proverbe japonais dit « Bouddha ne sourit jamais trois fois de suite ». Les Japonais acceptent les provocations avec une bienveillante condescendance. Mais après une paire de coups de boutoir, eux aussi perdent patience et la diplomatie défaille immanquablement. Après le succès de Pourquoi les Japonais ont les yeux bridés, Keiko Ichiguchi continue à nous expliquer sa vie de nomade dans ce nouveau livre à l'ambiance bon enfant. Elle commente avec malice la vie d'un vrai Japonais : comment naît une idylle dans un train, quel est le langage de la sensualité nippone, comment se sont émancipés les shojo mangas, quelle est l'origine des mythes et légendes. Elle nous offre même une partie dédiée aux formules de politesse et aux... gros mots ! Car les Japonais aussi pètent parfois les plombs ! Ce volume est complété par une riche série de dessins inédits et de strips humoristiques, qui permettent une fois de plus à Keiko d'ironiser sur les us et coutumes - souvent difficilement conciliables - des Européens et des Japonais. »

 

Mon avis : Je me suis rapidement procurée ce deuxième livre car j’avais vraiment apprécié la lecture du premier et je n’ai qu’un grand regret en ce qui concerne celui-ci : il n’est pas assez épais !

            Sinon, en général, je les dévorais assez rapidement. Bien que Keiko n’habite plus au Japon depuis quatorze ans maintenant, ses petites anecdotes et autres histoires sont toujours aussi croustillantes. Grâce à elle, j’en ai appris un peu plus en ce qui concerne le système du train japonais et du bus, en plus des idylles qui peuvent y naître. Le système scolaire, ses vacances et ses concours d’entrée. A nouveau des divinités. Grande surprise avec les quelques lieux historiques nommés à visiter en-dehors des grandes villes. Bémol en ce qui concerne l’ancienne boutique d’un pharmacien où on y trouve les momies d’un kappa, d’un dragon et d’une sirène ? Cet article m’a vraiment surprise en plus d’être vraiment intéressant.

            Par contre, je n’ai pas lu le chapitre sur les histoires qui font peur dont les japonais semblent assez friants car moi et les histoires de fantômes… je n’en consomme plus depuis une anecdote avec le film Le Cercle. J’en ai mal dormi pendant une semaine…

            J’ai particulièrement apprécié les chapitres sur l’histoire du Japon où il était question de l’époque du Shinsengumi, le Bakufu, l’ère Edo – la fin des samouraïs – et ce qui se passa quelque temps après. C’est décrit simplement mais qu’est-ce que c’est bien expliqué ! Grâce à l’auteur, pour une fois, je n’ai pas eu l’impression d’être perdu face à toutes ses époques et ses noms. De plus, elle rend le contexte attrayant à apprendre. Ce qui n’est pas tout le temps facile car en général l’histoire rend facilement somnolant.

            Un dès chapitre qui m’a particulièrement intéressé est celui en rapport avec le titre du livre. Les japonais aussi pètent parfois les plombs sauf que leur réaction est différente de nous. Différente dans le sens où comme l’exprime l’auteur, il y a une différence d’impact entre nos insultes et les leurs. D’ailleurs, pour la plus part il n’y a pas d’équivalent japonais à nos pires gros mots. Tout au plus un « kuso » qui veut dire merde.

            Et pleins d’autres encore !

 

Extrait :

« Peut-être m’a-t-elle trouvée étrangement calme, pourtant mon cerveau était en ébullition et couvait des vulgarités… en italien ! J’ai été déçue de n’avoir pu trouver aucun terme japonais pour exprimer ma colère. Tout ce que j’ai pu dire dans ma langue maternelle, c’est « Sale fille ! » Uggh !

Soyez donc très attentifs à ces subtilités, à l’avenir. Quand un Japonais se plaint, ça ne signifie pas qu’il est en colère, mais juste qu’il n’est pas satisfait. Quand il hausse le ton – ce qui est très rare – il est vraiment en colère, ou alors c’est un Japonais particulièrement indiscipliné. Quand enfin un Japonais semble extrêmement calme et qu’il a un visage totalement inexpressif (comme un masque du théâtre nô), ça signifie qu’il est sorti de ses gonds, qu’il a pété les plombs au point de ne plus daigner adresser la parole à son interlocuteur, tant celui-ci le dégoute. Dans ce cas, la tête des Japonais bouillonne d’horribles insultes… qui n’existent pas dans le dictionnaire ! »challenge-In-the-mood-for-Japan

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yulin 27/06/2011 18:07



ah, je vais prendre note de celui là, il a l'air pas mal du tou, merci beaucoup!



Ambroisie 29/06/2011 21:14



Mais de rien. Si tu le lis, viens m'en dire des nouvelles et je te laisserais un petit commentaire.