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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Skelarh
Publié dans : #Dossier Anne Rice

Anne Rice 

 

 

Résume :

Memnoch-le-demon.jpg

Vampire impie, ivre d'amour, de sensualité et de métaphysique, Lestat cherche dans les rues enneigées de New York Dora, une jeune prédicatrice aussi belle que charismatique. Fille d'un des gros bonnets de la drogue, elle est peut-être, n'ayons pas peur du mot, une... sainte.

Déchiré entre ses appétits vampiriques et sa passion débordante pour la jeune femme, Lestat ne se préoccupe pas autant qu'il le devrait de cette étrange impression d'être observé. Et se trouve bientôt confronté aux adversaires les plus énigmatiques qu'il ait jamais connus.

Le mystérieux Memnoch, qui prétend être le Diable, l'entrâine à travers le temps, pour être le témoin de la Création. Puis, tel Dante et les anciens progphètes, Lestat visite les sphères célestes et est conduit au purgatoire.

Lui qui se vantait de ne croire ni à Dieu ni au Diable doit, cette fois, se déterminer. Choisir son camp. Ou choisir de ne pas choisir...

 

Mon avis :


Après avoir fait de nombreuses manières pour changer de corps, puis, non content de redevenir humain, tente de récupérer son corps de vampire surpuissant. On terminait le tôme précédent sur un Lestat encore et toujours ivre de pouvoir et tiraillé par cette humainité qui lui colle à la peau.

 

C'est donc sans surprise que l'on reprend la suite de l'histoire par le jeu principale de Lestat : la chasse. Cette fois, c'est un baron de la drogue, grand collectionneur d'objet saint et des livres de Wynken de Wilde. La chasse se poursuit sans grande surprise, si ce n'est que notre vampire est suivi par une chose qui ne semble pas humaine. C'est cette chose qui lui apparaîtra après la mort, attendu, de Roger (Le baron de la drogue). Cette chose n'est autre que le Diable juste venu proposer un job à plein temps à Lestat... Forcement, il n'en faudra pas plus à Lestat pour aller le paradis, l'enfer et le purgatoire malgré l'avis contraire de David ou de Louis.

 

La trame principale est posé entrecoupé par l'histoire de Dora, la jeune fille de Roger qui apparaîtra à Lestat en tant que fantome pour lui demander de la protéger. Comme une dette d'honneur pour l'avoir tué. Plutôt originale, bien que je ne suis pas sur que j'irais demander la protection de ma fille à mon assassin. Mais on retrouve bien là, la couleur particulière des personnages de Anne Rice, ni noir, ni blanc un savant mélange de noirceur et de bonté, de bien et de mal.

 

"Une chute sans fin dans une nuit sans fond. Voilà l'enfer." (Extrait de La vision de Dante)

 

Après les origines du mythe Vampirique, Anne RICE S'attaque aux origines du monde, de l'Efer et du Paradis avec une certaine image proche de celle de Dante. Lestat va parcourir les différents cercles de l'enfer, voir le purgatoire et rencontrer Dieu au Paradis. Memnoch nous apprendra également les différentes classes d'anges qui existent entre les Chérubins, les Séraphins ou les Archanges. Viendra le temps également des Révélations du monde (treize au total). A la fin, Lestat devra choisir entre le Bien (Dieu) ou le Mal (Memnoch) pour poursuivre sa route, une vision en complète contradiction avec le personnage qui n'aime pas choisir et réagis plus à l'impulsion et la passion que par intelligence.

 

Un livre en plein dans la théologie et la passion religieuse qui peut déchaîner les foules. Un livre qui va marquer un tournant important dans la chronique des vampires vu que Lestat sortira de cet enfer avec une relique sacré qui mettra au premier plan la religion et touchera particulièrement Armand, fervent croyant depuis le depuis des chroniques.

 

C'est certainement le livre qui va créer le plus un clivage entre les différents lecteurs de la "Reine des vampires", virevoltant dans la religion touchée par sa patte et son originalité. J'en connais qui ont terminé leur aventure sur ce livre et passer le chemin pour la suite. Pour moi, ce livre, a été important et m'a poussé à m'intéressé d'un peu plus près à certains auteur comme Dante, Chateaubriand ou Epicure.

 

Avec le recule et une relecture, je perçois la fin différemment d'autrefois. Là où le Diable et Dieu m'apparaissait manichéen, j'y vois plutôt cette nuance de couleur que l'on retrouve dans la plupart des personnages de Anne RICE (toutes séries confondues). Lestat semble plus être le jouet de ces puissances supérieures qui vont se servir de son caractère bien trempé pour redonner un second souffle à une religion en fin de règne.Un diable pas vraiment mauvais qui se place plus en défenseur de l'Homme et un Dieu pas si bon que ca, plus comme un professeur expérimantant la vie.

 

A mon prince

Avec mes remerciements pour une tâche

Parfaitement accomplie

Et toute mon affection.

Memnoch le démon.

 

Un ouvrage particulier et lourd de religion, certes, mais une pierre angulaire pour l'histoire des vampires de la Nouvelle-Orléans.

 

Un petit ex trait pour le plaisir :

 

- Et, pour en finir, reprit-il, la Treizième Révélatioon de l'Evolution se fit connaître. Les mâles s'acouplèrent avec les plus jolies des femelles, les plus agiles, celles dont la peau était la plus lisse et la voix la plus douce. Et de ces unions naquirent eds garçons aussi beaux que les filles. Vinrent alors des humains dotés de teints différents : des roux, des blondes, autant que des bruns, des bouclés châtains ou d'autres aux cheveux d'une blancheur surprenante ; leurs yeux étaient d'une infinie variété de couleurts - gris, bruns, verts ou bleus. Disparu l'homme au front saillant et bombé, au visage poilu et à la démarche simiesque, pour laisser place à celui dont la beauté angélique égalait celle de sa compagne.

Je demeurai muet.

Il se détourna, mais ce n'était pas pour m'être désagréable. Il semblait éprouver le besoin de marquer une pause, de reprendre quelques forces. Je me pris alors à observer l'arc que formait ses ailes immenses qui se rejoignaient presque, et dont les extrémités inférieures arrivaient quasiment à ras du sol, chacune de leurs plumes encore légèrement iridescente. Puis il revint poser ses yeux sur moi, le visage bouleversant de grâce.

- Il se tenaient là, l'homme et la femme, tels qu'Il les avait créés, et, à cette exception près, Lestat, que l'un était mâle et l'autre femmelle, ils avaient été faits à l'image de Dieu et de ses Anges ! Tel en était l'aboutissement ! L'aboutissement ! Dieu scindé en deux ! Les anges scindés en deux !

 

 

 

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Ambroisie 20/05/2012 11:57


Il faudrait un jour que je prenne le temps de lire tous les romans d'Anne Rice. J'ai dans ma bibliothèque les derniers livres de sa saga parlant des vampires mais je n'ai pas encore pris le temps
de les ouvrir. Heureusement que tu es là pour m'en parler ! Que ferais-je sans toi...

Skelarh 22/05/2012 07:51



Il est vrai que les relire tous prend un temps relativement certains, mais j'aime toujours autant son style ;-).