Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Genre Erotique

20 histoires chasseuses d'hommesEditions La Musardine, Erotique
Publication : 24 février 2011 (VF)
256 pages _ 8,20 €

 

4èmede couverture : « Quand les femmes deviennent prédatrices…

Les filles qui se laissent draguer passivement en laissant prendre toutes les initiatives aux hommes, c’est du passé ! Tour à tour Lolita délurée en quête de son Humbert, hôtesse de l’air dans une compagnie aérienne de luxe résolue à croquer du milliardaire, cougar obsédée par le meilleur ami de son propre fils, analysante narcissique qui met tout en œuvre pour conquérir son psy, dans Osez 20 histoires de chasseuses d’hommes, les femmes se font prédatrices… et parviennent souvent à leurs fins ! Au grand plaisir de leurs proies masculines, qui contrairement aux préjugés, adorent être chassées… »

 

Mon avis : J’ai adoré ce livre ! Avant d’en dire plus, un grand merci à la maison d’édition La Musardine pour m’avoir offert ce roman dont j’ai été incapable de décrocher. Et que je traduirais par : « un max de plaisir pour un tout petit prix ! »

            Ce roman qui m’a complètement survolté je le conseille à celles qui après en avoir eu assez des livres à la Harlequin sont passées à autres choses, histoire de pimenter un peu leur lecture et qui se rendent compte que ça ne leur suffit pas et qui désirent encore passer à un niveau supérieur. Dans ce cas, ce petit concentrer de nouvelles est fait pour vous. A lire aussi celles qui ont suivi mon conseil suite à ma dernière lecture en date de Megan Hart. Même genre mais avec beaucoup, beaucoup plus de plaisir !

            Qui ne se sentirait pas tenter ?

            Les raisons pour lesquelles j’ai totalement craqué pour ce roman est assez simple. Toutes les histoires sont superbement bien écrites, que l’auteur soit un homme ou une femme, et foisonne de détails. On glisse naturellement dans la peau de toutes ses femmes que l’on va suivre et dont chaque situation est capable de vous faire fantasmer. Qu’il s’agisse de la cougar qui drague par internet, de la jeune femme marié qui se sent délaissée par son mari et décide de se venger en s’offrant tous les plaisirs qui s’offre sur son passage, sans oublier l’habituelle hôtesse de l’air qui ferait monter le rouge aux joues à n’importe quel homme. Du fiston qui offre à sa maman pour son anniversaire une partie de jambes en l’air avec son coloc – il est charmant ce fiston ! – d’une autre qui fantasme sur l’homme de ses rêves, de trois copines de lycée qui décide de se faire tour à tour dans la journée le même garçon tout en filmant leurs ébats. Sans oublier le triturage de méninge quand on cherche quel cadeau on pourrait offrir à sa meilleur amie ou bien encore, la patiente qui rêve de se faire son psychanalyste – petit clin d’œil à quelqu’un. Je ne peux malheureusement pas toutes vous les énumérer mais sachez que j’ai aimé chacune d’entre elle et à sa juste valeur ! D’ailleurs, si vous n’avez pas peur, je vous conseille de demander à votre partenaire de vous lire ces histoires à haute voix. Pour un plaisir plus grand, évidemment. Et de recommencer !

            Pour le plaisir, je vais vous partager un passage que j’ai particulièrement apprécié et qui m’a fait rire.

 

Extrait :

« VERTIGE DES AVATARS

  L’épisode précédent m’avait rendue circonspecte. Je consacrais plus de temps à la prise de contact par mails afin « d’affiner ma recherche ». J’en profitais pour entretenir une correspondance loufoque avec la bande des farfelus de service : Obéissant, Esclave, Lèche-Pieds et autres Mimi l’Arrosoir. Puis je faisais mon marché. Il y avait des jours avec et des jours sans.

 

Attila :

« Bonsoir, Dora. T’es souvent en talons ? »

  Moi, déjà agacée par un éventuel fétichiste de l’escarpin :

« Je suis en stilettos, en Converses, en bottes d’équitation, en mules à pompon et en sandalettes en plastique. Et toi, t’es en quoi ? »

« Je demandais juste parce que, en talons, tu es plus grande que moi. »

« Ah oui, c’est un problème… Si tu viens chez moi, je t’accueillerai sans chaussures, mais je garderai les Dim-up. »

  Attila est scotché.

« Oncevoit kan ? »

« Bah… De préférence, jamais. »

 

  Idem pour Alextokyo, au regard vorace de trader. Il cherche une relation « débridée et suivie » (ben, comme tout le monde, non ?) et me soumet à un véritable questionnaire d’embauche :

  « Tu as la chatte épilée ? (Il tolère le ticket de métro) Tu as des tabous ? (Traduction : Tu veux bien être ma pute gratuite ?) Tu aimes les endroits insolites ? (Il ne peut pas recevoir chez lui, il habite avec sa copine.) »

  Et il me propose une première rencontre dans les toilettes de son ancien bureau sur les Champs-Elysée, qui, paraît-il, valent le détour (les chiottes, pas les Champs).

  Cela me vexe. Je le vire illico de mon panier. Je clique sur « ce mec est un boulet », qui s’affichera désormais sur sa fiche. Derrière mon écran, je savoure ma perfidie.

 

  Dans un tout autre genre, Kalinkokin annonce vingt-six ans sur son profil. Vu sa bouille attendrissante de jeune chien, il en a dix de moins. En arrière-plan, le papier peint à motif de motocross trahit d’ailleurs la chambre du prépubère dans le pavillon parental. Lui non plus n’a pas de tabous, mais il l’écrit « taboos », c’est plus frais. Il veut venir tout de suite, avec des fleurs, du champagne, des macarons. Il me supplie : « Essaie-moi, tu ne seras pas déçue ! »

  Mais Roman Polanski vient de se faire coffrer pour un viol de mineure commis trente ans plus tôt. Alors, je résiste à la tentation et je lâche l’affaire, malgré sa moue désolée « Snif ! Regarde la tête que je fais ! » envoyée par SMS.  »

Commenter cet article