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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Genre Classique

blanche-neige.jpgEditions Syros, Classique
Publication : 12 mars 2009 (VF)
64 pages _ 5 €

 

4ème de couverture : « La collection « Le tour du monde d’un conte » au format poche propose de découvrir trois versions très différentes d’un même conte.

Voici trois histoires de Blanche-Neige racontées dans le monde :

·         Blancheneige, la célèbre version des frères Grimm (Allemagne)

Un jour, une reine mit au monde une petite fille aussi blanche que la neige, aussi rouge que le sang et aussi noir que l’ébène…

·         La petite Toute-Belle (Bretagne)

La petite Toute-Belle était si jolie que sa mère demanda un jour à la bonne de la pousser dans le puits…

·         Lune d’or (Grèce)

Il était une fois trois sœurs : Pomette, Grenadette et Lune d’or. Chaque matin, après leur toilette, elles se regardaient dans un grand miroir face à la fenêtre… »

 

Mon avis : Je souffle un peu avec les contes que l’on retrouve dans cet ouvrage parce qu’ils sont moins cruels que ceux que je viens de quitter sous le thème du Petit Chaperon rouge. Trois histoires différentes que j’ai dévoré des yeux avec plaisir. Redécouvrant Blancheneige, m’amusant à citer les différences dans ma tête entre le conte et le film Waltdisney. D’ailleurs, saviez-vous que Simplet n’existe pas dans la version de Grimm ?

            Ensuite, faisant la connaissance de la petite Toute-Belle dont je n’avais jamais, au grand jamais, entendu parler. Ca m’a un peu choqué que ce conte breton n’a pas réussi à traverser les terres jusque chez moi, en Picardie – pourtant, ce n’est pas l’autre bout de la France ! Ou bien alors, celui de Blancheneige est trop bien inscrit dans nos mœurs, éclipsant tous les autres. Du coup, je me demande si les enfants grecs connaissent bien Lune d’or ?

            En lisant ses contes, je n’ai pas pu m’empêcher de faire plein de remarques. Tout d’abord, j’ai été marquée de réaliser qu’après ce troisième ouvrage, ayant pour thèmes les contes à travers le monde, je n’ai eu le droit qu’à des « héroïnes ». Sachant que les contes avaient pour but d’apprendre une morale aux enfants. Les filles doivent-elles se sentir particulièrement visé ? Si ce point m’a touché, c’est parce qu’à travers ces trois contes, il est certain que le but était de préparer la fille à devenir femme et par la suite, à accepter de devoir prendre époux, afin de faire honneur à sa famille et à l’homme qui l’aura choisi. Car dans les trois histoires, c’est le prince qui choisit sa femme et non l’inverse. A croire que les femmes à l’époque où ces contes ont été créés, n’avaient pas voix au chapitre, et que cela, devait aider à faire passer la pilule en promettant fortune, beauté et amour tout en jouant sur leur naïveté. Mais cela se passait-il réellement comme cela ? Combien ont basculé du rêve au cauchemar ?

            De plus, l’aspect physique semblait déjà être un critère de sélection à l’époque puisqu’à chaque fois, tout commence par la jalousie de l’une envers l’autre de ses consœurs à cause de sa trop grande beauté, obligeant la pauvre fille à devoir fuir pour sa survie. Sauf que la jalousie reste, réclame réparation jusqu’à ce que mort s’ensuive ! Des plans de destruction qui finissent toujours par réussir à cause de la naïveté du monde de l’héroïne. Et à chaque fois, ce qui devrait passer pour le « pire » est minimisé. La morte restant belle même dans la mort, donnant l’impression d’être seulement endormie. Ce qu’elles sont. Mais jamais personne ne devrait croire que mourir c’est comme s’endormir et que l’on peut revenir à la vie à n’importe quel moment. Ce côté-là dans les histoires m’a un peu agacé, je dois le reconnaître. Qui ne le serait pas en remarquant que l’on joue avec la naïveté de la jeune fille. J’insiste sur ce mot : « naïveté », car tout repose là-dessus. Au point où les sept nains avec Blancheneige, les trois dragons avec Toute-Belle et les quarante ogres avec Lune d’or sont des gentils. Eux qui ont la plus part du temps, les mauvais rôles dans les autres histoires. Comment ne pas être surpris ?

            J’aurais aussi pas mal de chose à dire en ce qui concerne le miroir, remplacé par le soleil en Grèce qui sont la personnification, le reflet de la jalousie et de la cupidité humaine que peuvent ressentir l’Homme mais je vais m’arrêter là. Pour la bonne raison que cet article devient assez long et que je n’ai pas l’intention de rendre un mémoire.

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