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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie
Publié dans : #Genre Jeunesse

3-metres-au-dessus-du-ciel.jpgEditions Gallimard Jeunesse/Pôle fiction, Jeunesse
Publication : 2005 (VO), 22 juin 2006 (VF) _ Réédition : 4 octobre 2012
528 pages _ 8,65 €

 

4èmede couverture : « Jeunes et déchaînés, ils s’aiment jusqu’à décoller de terre, jusqu’à toucher le ciel. Plus que ça. Au moins… trois mètres au-dessus du ciel ! Mais ils ne sont pas seuls : il y a le lycée, les parents, la bande de copains qui dérape et franchit les limites…

Une histoire d’amour haletante. Le livre culte de la jeunesse italienne. »

 

Mon avis : Etrangement, je n’ai pas aimé ce livre. Ce n’est pas le seul en ce moment qui ne fait pas l’unanimité à mes yeux. J’ai comme l’impression que je traverse une période où les romans « sans plus » me font perdre patiente. Ce qui fait que je n’arrive pas à dépasser les cent premières pages. En même temps, si pendant ce court lapse de temps il ne se passe rien d’alléchant, c’est assez mort pour ce qu’il va suivre…

            L’une des premières choses qui m’a fait rebrousser chemin c’est que dès le début on suit plusieurs personnages en même temps et moi, j’ai tendance à rapidement me perdre dans ce genre de narration. Surtout quand pour ne rien arranger, les personnages ont des noms difficilement compréhensibles. Je note par exemple au début du roman une conversation avec un nom qui fuse : « Chicco Brandelli ». Alors, garçon ou fille la bestiole ? J’ai buté plusieurs fois comme ça sur d’autres noms – Giannetti, Festa, Martinelli – et au bout d’un moment, j’ai commencé clairement à en avoir marre. Même si rapidement, on prend conscience que l’histoire tournera principalement autour de Babi et Step.

            Elle c’est la fille bien sous tout rapport, bonnes notes à l’école, classe sur elle et des parents de la haute société. Lui est son opposé, mauvais garçon il sèche les cours, traine dans la rue, aime déclencher des bagarres en plus de pratiquer la gonflette et de faire en sorte d’être un mec cool. Sans parler de l’environnement dans lequel ils évoluent tous les deux à des années lumières de celle française. Tout n’est que question d’apparence, comme nous le prouvera rapidement les conversations que peuvent avoir tel ou tel groupe d’amis. Que du superficiel. Je n’y trouve aucun intérêt.

            Ce qui a fini par m’achever, de me convaincre d’arrêter cette lecture c’est cette soirée où les deux héros vont se retrouver. La façon comment Step et ses amis vont s’incruster et tout foutre en l’air. C’est-à-dire saccager l’appartement, voler les gens et leur taper dessus pour rien du tout à part le plaisir que ça procure. Personnellement, je n’éprouve aucun plaisir à regarder et encore moins à lire ce genre de scène, tabasser une personne à mort ou broyer une voiture. Tout cela, ce n’est que de la violence gratuite. Et devoir supporter ça sur une soixantaine de pages en général, c’est trop long. On a qu’une hâte, tourner la page.

            Surtout qu’après pas mal de lectures du même genre avant celle-ci, on devine rapidement comment tout cela va se dérouler. Babi va finir par tomber sous le charme de Step. Elle va se mettre à sécher les cours et autres genres de trucs à son contact et lui va commencer à s’assagir. Mais un jour où l’autre, ça ne suffira pas. Il y aura une catastrophe comme la mort d’une personne dans une énième course poursuite en moto ou bagarre. Et à la fin, ils finiront par se quitter.

            Apparemment, il se passe vraiment un truc de ce genre-là au vue des deux-trois dernières pages du roman que j’ai lu. Une lecture qui malgré son côté « déjà vu » aurait pu être sympathique à lire sans toute cette violence gratuite et tous ces codes du « m’as-tu vu ». Pas mal d’esbroufe pour rien à mes yeux. Une forme d’adolescence pire que ce que je peux voir au bas de ma rue et dont je n’ai pas envie.

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