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Kezako du livre

Kezako = "Qu'est-ce que c'est ?"

Publié le par Ambroisie & Skelarh
Publié dans : #challenge ABC 2013 : Littératures de l'Imaginaire

Editions Le Livre de Poche, Fantastique
Publication : 1872 (VO), 1989 (VF) _ Réédition : 11 août 2004
124 pages _ 2,05 €

 

4ème de couverture : « Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.

Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne.

Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla…

Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais « par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ».

Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

Maître du récit de fantômes et de vampires, dans la tradition romantique du roman noir, l’Irlandis Sheridan Le Fanu (1814-1873) est l’un des pionniers du roman de mystère anglais. Carmilla (1872) annonce le Dracula (1897) de Bram Stoker. »

 

Mon avis : Voilà plusieurs années que ce livre traine dans ma bibliothèque, attendant patiemment que je daigne enfin m’y intéresser. Après en avoir tournée la dernière page, je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps. J’ai été totalement charmée par ce petit roman malgré une préface qui met en garde contre les petits défauts du récit et qui fut publié bien avant le si célèbre Dracula de Bram Stoker. Une véritable surprise pour moi et une bonne claque. J’ai énormément aimé cette lecture !

            Quoi qu’en dise la préface, j’ai beaucoup aimé la narration. J’ai retrouvé une sensation au niveau de ma lecture que je n’avais pas retrouvé depuis Le Horla de Maupassant ou Teleny d’Oscar Wilde. Totalement subjuguée. Cela étant dû à une qualité littéraire du texte qui n’existe plus de nos jours. Je ne suis pas une grande connaisseuse mais mon cœur balance pour le courant gothique, fantastique et réalisme de ce siècle. Peut-être parce qu’en lisant les préfaces de ses trois œuvres, j’ai appris que tous les auteurs ont mis une grande partie d’eux dans leur récit, allant jusqu’à copier/coller des pans de leur vie. Ce que l’on peut faire de mieux en terme de réalisme. Surtout quand on est touché par la folie dans le cas de Maupassant où la frontière entre la réalité et les visions cauchemardesques est très mince.

            Il faut prendre aussi en considération que l’époque si prête. La science et la médecine n’ayant pas encore le poids qu’elles ont maintenant dans nos vies, laissant encore une grande part à l’inconnu, il était facile d’y trouver une explication mystique et occulte. Et pour un peu qu’on possède un esprit à l’imagination fleurissante…

            C’est certainement pour cela que j’ai été autant envoûtée que la jeune Laura à travers son récit par l’arrivé de Carmilla. Cette inconnue d’une beauté sombre et sensuelle dont Laura a déjà fait la connaissance à travers un rêve étrange lorsqu’elle était petite fille. Un souvenir qui fait se dresser les cheveux sur la tête. Et alors que tous les indices de mise en garde sont là, on se sent malgré tout attiré par le danger, par Carmilla. Par sa ressemblance troublante avec un tableau qui représente Mircalla, Comtesse de Karnstein, une lointaine ascendante. Sans oublier son étrangement comportement que l’on met sur le compte d’une santé fragile. D’où le fait qu’elle ne descende pas de sa chambre avant le début d’après-midi ou ses différentes sautes d’humeur, ses déclarations d’amour et de mort à Laura. Une relation qui vogue entre l’amitié particulière et l’amour entre deux amants. Une relation homosexuelle. Fascinant autant l’héroïne que le lecteur. Car derrière ses serments d’amour on sent la malédiction de la mort qui plane. Pour preuve, la pauvre Laura qui perd un peu plus de sa force physique chaque jour depuis l’arrivé de Carmilla. Et cette étrange épidémie qui semble décimer petit à petit les habitants du voisinage. Le résultat de l’ignorance.

            Un très bon petit roman. J’ai tout aimé dans cette histoire. La narration, les personnages, le fil de l’histoire. La représentation du vampire, sa psychologie, sa force et ses caractéristiques. A quel moment est-ce qu’elle se nourrit et ses apparitions. Comment on détruit un vampire.

            Je conseille vraiment ce livre à tous les fans du genre si ce n’est pas encore fait. A ceux qui trouve un intérêt particulier au vampire et les différentes représentations que les auteurs ont pû lui donner au fils des siècles.

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yohann 06/06/2013 20:54

coucou ma princesse! très beau billet et je t'aime!
Je te souhaites une bonne continuation et bonne chance pour tes billets.

Ambroisie 09/06/2013 16:21

Merci à toi !