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 Pourquoi écrire ?  Une question que tous écrivains se posent un jour ou l’autre. « Etre lu » est une réponse acceptable mais à ce compte-là vous pourriez vous poser la question « Pourquoi lire ? », « Pourquoi cet auteur plutôt qu’un autre ? ». Un choix parfois sur une couverture, un sentiment, un passé… beaucoup de raison nous pousse dans les bras tendre d’un livre, hélas, parfois – rarement espérons le – aucune promesse n’est tenu, le charme n’opère pas.

 

 De deux passions communes – lire & écrire – ce blog est né pour vous faire partager nos avis sur nos lectures, nos ressenti, nos déceptions. Nos avis seront personnels bien sûr et n’engagent que nous mais peut-être vous aideront-ils à trouver votre bonheur parmi la multitude de livres existants.

 

 

 

Ambroisie & Skelarh

Challenge : Sur les pages du Japon

Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 06:35

gouttes de dieu1Editions Glénat, Manga/Seinen
Publication : 2005 (VO), 26 mars 2008 (VF)
218 pages _ 9,15 €

 

4ème de couverture : « Lorsque le prestigieux œnologue Yutaka Kanzako décède, son testament est clair : son extraordinaire cave reviendra à celui de ses deux fils qui résoudra 12 énigmes concernant 12 vins. Il découvrira alors un 13e et mystérieux vin, inconnu de tous, surnommé « Les Gouttes de Dieu ». Une chasse au trésor sous forme d’enquête policière va confronter les deux frères aux caractères et parcours opposés... Mystères et investigations se succèdent autour des crus les plus prestigieux, pour les deux frères ennemis qui se livrent à une véritable course-poursuite. Au travers de cet affrontement, le scénario conduit le lecteur dans une découverte de l’univers du vin, son langage, ses particularités, ses traditions. »

 

Mon avis : Les japonais sont quand même impressionnants. Ils peuvent vous créer un manga en partant d’une petite idée de rien du tout. Prenez le vin par exemple, ou bien encore le pain. Qui aurait pu croire qu’il était possible un jour de créer une histoire ayant pour thème le vin ? Pas moi en tout cas.

            Mais avant de vous parler de l’histoire qui nous est conté, je voudrais mettre en avant la qualité du dessin qui est offert au lecteur. Une vraie merveille ! Je connais très peu de mangaka qui accorde autant de détails aux personnages qu’aux décors. Au point que je ne regarde plus de la même façon les bouteilles de vin de mon père pendant les repas… Sans oublier les couvertures qui sont sublimes, où les couleurs s’y battent dans le seul but de vous charmer. J’adore les 4ème de couverture aussi, où on a le droit à une photo mettant en avant un verre de vin ou une bouteille dans un lieu chic. Une très belle mise en avant, à chaque fois. Donnant presque l’impression que détenir cette collection dans sa bibliothèque est un prestige.

            D’emblée, le ton est donné, le vin rime avec chic.

            Sauf que c’est Shizuku Kanzako qui nous intéresse ici, travaillant pour une société de bière alors que son père, Yutaka Kanzako est un prestigieux œnologue. Fils qui le jour où il apprendra le décès de son père, se verra remettre un testament le mettant au défi de résoudre douze énigmes vinicoles laissées par son paternel afin de récupérer son héritage. Une cave regroupant des vins prestigieux du monde entier et de toutes les époques, une cave d'une valeur inestimable. Le hic c’est que Shizuku ne boit pas de vin, il déteste ça même, à la limite de l’allergie, suite à une enfance stricte où son père l’a formé depuis tout petit au métier. Mais contre lui va apparaître Isseï Tominé, le deuxième fils adopté quelques jours plus tôt et un jeune œnologue de génie. Motivé afin de ne pas voir cet inconnu lui ravir l’héritage, Shizuku se lance dans la bataille. Douze énigmes à résoudre qui les conduiront à un treizième vin, les Gouttes de Dieu, le nectar divin que leur laisse leur père… Pour cela, il va aller chercher l’aide d’une apprentie sommelière qui travaille dans un restaurant français rencontré depuis peu du nom de Shinohara Miyabi pour lui apprendre les ficelles.

            A savoir que le manga a été reconnu comme le « meilleur livre du monde sur le vin » lors du Gourmand World Cookbook Awards 2009. Je n’y connais rien en vin mais je veux bien le croire ! Bannière Mai

Par Ambroisie - Publié dans : Challenge : Sur les pages du Japon
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 09:00

Bonjour à toutes et à tous,

 

Le mois d’avril se termine pour bientôt laisser sa place à celui de mai pour mettre nos ventres en appétit. Mais avant cela, nous souhaitons vous remercier de votre participation et de vos billets. Sans oublier la bonne humeur que vous mettez dans vos critiques.

Place aux challengers qui ont participé avec enthousiaste à notre premier challenge. Voici leurs lectures :

 

·         Darkhawk

Alors belka tu n'aboies plus - Furukawa Hideo

 

La lumière du détroit - Hitonari Tsuji 

 

·         Chinouk

Arrachez les bourgons tirez sur les enfants

 

·         Bizz et Miel

L arbre du voyageur - Hitonari Tsuji

 

·         Ambroisie

Appel du pied - Risa Wataya

 

Thermae Romae - Tome 1 - Mari Yamazaki 

 

·         Rose

Le voyage a bordeaux - Yoko Tawada

 

·         Merquin

Thermae Romae - Yamakazi Mari

 

·         Nina

Le bouddha blanc - Hitonari Tsuji


·         Un chocolat dans mon roman

 

seventeen kenzaburo oe

 

Le maitre au dela - Masahiko Shimada


 ·        The Bursar


Thermae Romae - Tome 1 - Mari Yamazaki

 

Thermae Romae - Tome 2 - Mari Yamazaki

 

Install - Wataya RIsa

 
 

 ·        Chtitepuce

 

Alors belka tu n'aboies plus - Furukawa Hideo

 

Bannière Avril - 2

Par Ambroisie & Skelarh - Publié dans : Challenge : Sur les pages du Japon
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 09:41

 Bannière Juin           Après un repas des plus copieux où vous nous avez montré vos talents au maniement des baguettes, préparez-vous ! Vérifiez que vos chaussures sont bien lacés, la batterie de votre appareil photo chargée et l’eau de vos gourdes, fraîche. Nous nous apprêtons cette fois-ci à nous plonger dans le Japon ancien. Ascension du Mont Fuji, balade au milieu des geishas, shopping dans la ville de Tokyo… Faites votre choix.

Pour ce mois très spécifique, nous acceptons les carnets de voyage des touristes occidentaux qui vous on précéder et les guides de voyage pour ceux qui l’osent. Les beaux livres sur le pays qu’il s’agisse de culture, d’architecture, de jardinage ou que sais-je encore, sont les bienvenues. Faites-nous voyager ! Et pour ceux qui se découvriront une petite agoraphobie, racontez-nous les contes qui bercent les petits japonais le soir bien au chaud au creux de leur lit.

Pour l’occasion, tous auteurs de nationalités confondues sont acceptés. Sans oublier la bannière pour ce moi-ci. J'espère que vous l'aimerez tous. 

Si certains ont le courage de se lancer dans les essais et autres bizarreries concernant le Japon, ses traditions, sa culture et son histoire, il faudra notre aval avant. Pour question de sécurité. C’est qu’il serait fort fâcheux pour nous de devoir expliquer à vos familles pourquoi vous n’étiez pas dans le vol du retour, bien que l’on se doute que vous aimeriez bien planter votre tente sur le terrain japonais.

 

Vos guides, Ambroisie et Skelarh.

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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 07:41

thermea-1.jpgEditions Casterman, Manga
Publication : 26 novembre 2009 (VO), 14 mars 2012 (VF)
 7,50 €

 

4ème de couverture : « Lucius Modestus, architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!! Entre stupeur et émerveillement, Lucius parviendra-t-il à mettre à profit cette fantastique découverte pour relancer sa carrière ? »

 

Mon avis : Et bien, après l’article de The Bursar, je ne pouvais pas passer à côté de ce manga, surtout qu’il entre dans le cadre du challenge. Un manga assez curieux puisque l’on suit les aventures d’un architecte romain qui fait des sauts dans le temps entre son époque et le Japon actuel, très enrichissant avec ça. Et graphiquement, j’ai plus eu l’impression de lire une BD en noir et blanc qu’un manga car sa transpire la mode romaine jusqu’au bout du crayon ! Sans cet effort graphique, je pense que le manga n’aurait pas eu autant de succès car chaque case foisonne de détails. On sent aussi que beaucoup de recherches ont été faites, rendant cette lecture instructive et culturelle.

            Se fut donc un véritable plaisir de pouvoir enfin voir et comprendre en image à travers les yeux de Lucius ce culte que les japonais vouent aux bains. Comprendre le fonctionnement des bains publics, les manies et les habitudes de ses pratiquants. La différence entre ceux couvert et non-couvert. Et voir qu’il y en a aussi pour les animaux ! Sans oublier toutes les astuces déployées pour avoir sa propre baignoire chez soi, aussi petite soit-elle et les gadgets qui vont avec. D’ailleurs, à ce passage-là où s’invite la technologie, j’ai été très surprise par toutes les fonctionnalités que proposent les toilettes. Un conseil, si vous allez au Japon, faites-vous accompagné en allant aux toilettes la première fois car ça a l’air aussi compliqué que le tableau de bord d’une voiture ! Sensation garantie ! Sans oublier l’aspect curatif des sources chaudes et de quelle manière elles sont exploitées tout en respectant la nature.

            Je ressens une petite appréhension en ce qui concerne le deuxième volume car après en avoir dévoilé autant, restera-t-il encore des surprises à exploiter dans ce qui va suivre ? Tout en restant sur le thème du bain ? Cela ne risque-t-il pas de vite devenir rébarbatif ?

            A voir !Bannière Avril - 2

Par Ambroisie - Publié dans : Challenge : Sur les pages du Japon
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 08:42

appeldupied.jpgEditions Picquier, Domaine Etranger
Publication : 2003 (VO), 27 avril 2005 (VF) _ Réédition : 28 mars 2008
163 pages _ 6,10 €

 

4ème de couverture : « A dix-neuf ans, Wataya Risa est la plus jeune lauréate jamais couronnée du prix Akutagawa, le Goncourt japonais. Et l’histoire qui a conquis le jury et le public japonais n’est sans doute pas très éloignée de sa propre expérience de lycéenne, il n’y a pas si longtemps. Ce journal intime d’une jeune fille qui n’arrive pas à s’intégrer dans sa classe est au plus près des sensations, de la contradiction des sentiments qui affleurent sous la surface unie des apparences. De ces moments où l’on cherche un sol ferme sous ses pieds, pour s’aventurer à la découverte de la vie. Et lorsqu’on se sent attirée par un garçon qui vit confiné dans sa passion pour un mannequin vedette, on aimerait bien le réveiller de son rêve pour qu’il fasse ses premiers pas avec vous, sur ce chemin incertain.

Une chronique sensible, et pleine d’humour, de cet âge oscillant entre la nostalgie d’une enfance innocente et la naissance, presque malgré soi, de ce qui pourrait bien s’appeler l’amour. »

 

Mon avis :Je ne suis pas encore une très grande experte de la littérature japonaise, d’où ce challenge suite à celui de Choco où j’avais déjà fait des découvertes intéressantes, et c’est pour ça qu’aujourd’hui je me retrouve avec un livre inclassable à mes yeux ! Une bonne découverte. Au départ de ma lecture, un peu perdue parce que je ne savais pas encore où j’avais mis les pieds mais au final, vraiment intéressant. Malgré cela, me vient à l’esprit cette expression de « livre extraterrestre ». Puisque cet ouvrage dénonce, mets le doigt sur des problèmes de la société japonaise comme la difficulté de s’intégrer dans une classe, de se faire de nouveaux amis et parfois de garder les anciens, de respecter certains codes imposés part la société et ce que s’est de se retrouver rejeté si on n’accepte pas cette règle de faire « partie d’un groupe », sans oublier le personnage de Ninagawa qui nous donne un petit aperçût de ce que c’est d’être un otaku. Et au milieu de tout ça, Hatsu qui va se découvrir une attirance pour Ninagawa.

            Je trouve assez mal dit de présenter dans le résumé cet ouvrage comme étant : « le journal intime d’une jeune fille », alors que ce n’est pas le cas. Hatsu ne nous écrit pas, c’est nous qui envahissons sa tête, son intimité, pour vivre sa vie de lycéenne.

            Au début de l’histoire, c’est le premier trimestre et Hatsu ne s’est toujours pas fait de véritables amis. Il y a bien Kinuyo du collège mais elle l’a laisse de plus en plus souvent tomber pour aller rejoindre un nouveau groupe d’amis. Pour preuve, en science-nat, elle se retrouve au rebut comme personne ne lui a proposé de venir travailler en groupe, contrainte de combler les trous. Ce qui aura l’excuse de faire se rencontrer Hatsu et Ninagawa. Sauf que c’est la passion de ce dernier pour le mannequin féminin Oli Chang qui les fera se rapprocher, notre héroïne l’ayant déjà rencontré.

            Les évènements s’ensuivront entre scènes de solitude, tentative avortée de Kinuyo de faire s’intégrer son amie à son groupe, d’appel à l’aide muet et les apparitions, comme un électron libre, répétées de Ninagawa dans sa vie. Où au final, elle n’aura plus que lui dans sa tête, fascinée par cette fascination pour une personne qu’il n’a jamais rencontré. Moi aussi j’ai été fasciné par ce personnage, Ninagawa, qui est bien loin d’être asocial, vivant à 100% sa passion. Une passion débordante qui ne l’empêche pas pour autant d’être un humain vivant et civilisé, et d’avoir conscience de ce qui l’entour sans pour autant y prêter grande attention.

            Au contraire de Kinuyo et de ses efforts répétés envers Hatsu. Une fille normale, qui sait s’intégrer facilement et qui a bon cœur comme on peut le remarquer. Pour moi, elle est l’image du japonais lambda. Et étrangement, j’en ai voulu à chaque fois à Hatsu de la repousser sans ménagement. Se faisant parfois cruel, choisissant mal ses mots pour s’exprimer, se faire comprendre. Hatsu dont je ne sais pas trop quoi penser. Son comportement est-il dû à la jalousie ou à la colère ? Où est-elle trop mature pour le lycée ? Elle qui rejette tous les codes, qui ne comprend pas cette obligation d’appartenir à un groupe et de faire semblant de bien s’entendre. Alors qu’au fond, elle désire juste se faire un véritable ami(e). Est-elle vraiment en marge de la société on rencontre-t-elle juste des problèmes à s’intégrer à cause de la timidité ?

            Personnellement, ça m’a choqué que ces jeunes ne se parlent pas juste pour se dire : « bonjour », ou bien : « bien joué ». Des phrases simples et qui font du bien, qui mettent du baume au cœur. Tout du long, j’ai plus eu l’impression qu’on disait à Hatsu : « tu viens ou tu viens pas ? ». Au point que parfois, face à tout ses faux-semblant, notre héroïne craque et laisse s’échapper la vérité, cette vérité que tout le monde semble éviter de regarder en face, au point de se faire détester. Et que dire de la présence de ses parents qui est inexistante. Où est passé la figure parentale ? Ne soutiennent-ils pas leurs enfants ou sont-ils aussi dépassés qu’eux ? Au point que lorsque l’amour se présente à leurs yeux ils ne savent pas la reconnaitre, comme nous le démontre le comportement de Hatsu face à son obsession pour Ninagawa.

            Au final, je retiendrais qu’il est dur dur d’être lycéen au Japon et que j’ai apprécié la lecture de ce livre dont j’aurais aimé découvrir un dénouement à la relation entre Hatsu et Ninagawa.

 

Extrait :

« Nous sommes en juin, la rentrée a eu lieu il y a à peine deux mois, je dois encore être la seule capable de dessiner le trombinoscope complet des affinités et relations d’amitié de la classe. Même si, en ce qui me concerne, je suis hors cadre. Kinuyo, qui était jusque-là mon seul fil de sécurité, me laisse de plus en plus tomber. Quand le prof a demandé s’il y avait quelqu’un qui restait sans groupe, j’ai levé la main. La honte. Si encore j’avais répondu de la voix… Il a fallu que je lève la main comme une fleur, avec tous ces regards qui cherchaient quels étaient les laissés pour compte, j’ai dû avoir l’air d’une bestiole de l’autre monde. Le pire, c’est qu’il y a eu un autre rebut pour lever la main dans le même geste servile. Maintenant, toute la classe est au courant que les deux seuls à ne pas encore s’être fait d’amis, sont ce garçon, Ninagawa, et moi. »Bannière Avril - 2

Par Ambroisie - Publié dans : Challenge : Sur les pages du Japon
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